La Cour pénale internationale pourrait enquêter sur les crimes de guerre américains

Voilà une information qui a reçu moins de couverture médiatique en France que les macronneries, les mélenchonneries ou autres vicissitudes de la télé réalité. Et pourtant… Pour tous ceux qui ont contemplé le concept de […]

Feu aux culs !

Ce soir je vais au sauna avec Maîtresse Irina. Ça fait bien longtemps que j'en rêve fébrilement, mais j'avais jamais osé passer la porte. Pris en sandwich entre l'incandescence d'un fantasme qui me brûlait le ventre de dé­sir et la peur panique d'être confronté à de complets étrangers qui partagent de la sexualité. Une plongée dans un inconnu qui me foutait un vertige infi­ni. J'ai passé des années à me contenter de l'image masturbatoire que cela m'évo­quait, avant de réussir, avec l'aide d'une amie, à dépasser cette peur.

On arrive, on gare les vélos, couple, 10€. Je me fous à poil, Elle garde son ac­coutrement de dominatrice, des talons hauts, des bas noirs, une robe très courte et extrêmement moulante. Je porte Son sac dont dépasse Sa cravache. Sur la gauche se trouve le bar, derrière, un très beau pédé torse poil en guise de barman. Sur la droite, la zone humide. Douches avec glory hole, sauna, hammam et immense jaccuzzi. Sylvain, une connaissance d'Irina, me fait visi­ter cette zone car Elle ne peut pas y aller habillée.

Nous montons à l'étage où se trouvent, outre le fumoir, un dédale de couloirs et de cabines toutes différentes. Certaines ont un matelas au niveau du sol, d'autres un matelas rond à hauteur de lit. D'autres encore ont des slings, cer­taines des portes, d'autres des rideaux de cordes.

On fume une clope et on redescend au bar, je prend une douche. Un couple hétéro d'habitué·e·s des lieux n'a d'yeux que pour Maîtresse Irina et Son atti­rail. Je ne sais pas où me mettre, elle dit à tout le monde que c'est ma pre­mière fois. On monte avec le couple. Le mec aimerait bien se faire domi­ner, Irina va montrer à la meuf comment s'y prendre pour le mater. Elle me donne à moi la mission de déambuler dans le « labyrinthe » à la recherche de quel­qu'un qui me plaise. Je croise plusieurs mecs, la serviette autour de la taille, qu'une main tient négligemment. De mon côté, j'ai opté pour un paréo flamboyant semi-transparent, la serviette sur l'épaule. Avant de venir, Irina m'a prévenu, c'est pas très verbal ici. Un regard ça veut dire tu me plais, si on te dévisage de bas en haut c'est viens dans une cabine. Les regards hétérosexuels se dé­tournent du mien, je passe devant une cabine avec quelques trous entre les planches, faits pour assouvir mon instinct de voyeur. Je regarde entre les planches, une pénétration hétérosexuelle en position debout s'y déroule avec délices si l'on en croit les cris qui s'en échappent. Dans le couloir, une télé dif­fuse des images pornographiques en continu. La gêne ressentie au départ se transforme lentement en excitation. Je touche mon sexe, il gonfle. Je re­tourne voir Irina qui est toujours avec le couple, la nana se fait masser les pieds par son mari, très amusé.

On monte au donjon voir ce qu'il s'y passe. Une femme très enthou­siaste se tient sur ses genoux, ses bras levés au-dessus de sa tête attrapent une barre métallique dont pendent des colliers en cuir au bout d'une chaîne. Au­tour d'elle, 6 ou 7 hommes s'affairent, tous à une main, l'autre étant occupée. L'un lui caresse le sein droit, tandis qu'un autre la doigte à deux doigts. Un autre encore lui pose des petites claques sur les fesses, d'autres lui caressent le reste du corps. Elle hurle de plaisir lorsqu'on entre dans la pièce, on sourit, on com­mente, sa jouissance est belle à voir.

On finit par redescendre, et je dis à Irina que je pense être prête pour la séance de fessée qu'elle m'a promise. On monte toutes les deux, on s'installe dans une cabine de 2m×2m50, ou plu­tôt elle m'installe à quatre pattes au sol, dos à la porte ouverte, un miroir oc­cupe tout le mur de gauche. Elle commence par frapper mes fesses à de nom­breuses reprises délicates, puis monte en intensité. À partir d'un certain ni­veau de douleur, je me cambre à chaque claque en laissant échapper un petit gémis­sement. Irina précise : par contre tu lui gicles pas dessus s'il te plaît. Je me re­tourne, dans l'encadrement de la porte deux hommes se caressent le sexe en me regardant avec envie. Les coups se font de plus en plus forts, Irina sort sa cravache, il y a au moins 6 hommes autour de nous qui nous regardent en se branlant. L'un semble vouloir m'enculer, je saisis son sexe pour vérifier si je me sens d'attaque. Il enfile une capote, met du lubrifiant, glisse son gland déli­catement dans mon anus, puis commence ses petits allers-retours sacca­dés. Je me tords de plaisir sous les coups de cravache et de boutoir. Cer­tains compli­mentent la petite salope que je suis, je change de cavalier, la tête tou­jours plantée dans le sol, le cul ouvert. Il finit lui aussi par s'épuiser. À qui le tour ? demande Irina, mais Elle a à peine le temps de demander que j'ai déjà sauté sur la belle bite d'un grand roux barbu. Il est complètement rasé, et ta­pote son chibre sur ma fi­gure, je le re­garde dans les yeux, le sourire et la bave aux lèvres. Il bande dur lorsque je lui saisis les fesses et l'enfonce au fond de ma gorge. Il me bifle, Irina rigole, moi aussi, je décide de faire une pause, on prend congé de notre audience et on ouvre une red bull.

À partir de ce moment, je me sens beaucoup moins coincé. Je me suis fait prendre pendant que plein de mecs me regardaient, je sais pas qui c'était, j'avais pas mes lunettes et de toute façon je fermais les yeux. On va fumer une clope au fumoir. J'ai délaissé mon paréo, vu qu'il présentait plusieurs taches de lubrifiant ou de sperme. Je suis nu, la serviette à l'épaule. Dorénavant les gens sourient sur mon passage, ou lâchent des petites « belle salope » à mon égard.

On décide de monter encore quelques marches pour passer au donjon, libéré de la belle chaudasse et des nombreux pervers de tout à l'heure. La plu­part des hommes qui me mataient dans la cabine nous ont rejoints. L'entrée sans porte donne sur une pièce plus large que longue, un très grand lit fait face à la porte, un écran diffuse une double pénétration sur la gauche ; à droite, le banc à fessées. Au niveau du plafond, tout autour du lit, des chaînes avec des bracelets, des barres en métal. Je prend place sur le matelas, le cul tout au bord, obscène. Irina reprend sa punition, niveau 2. Un homme s'installe au fond du lit, face à moi. Il est assis contre le mur, et branle son sexe à quelques centi­mètres de mon visage. Je lui prends la bite, elle est dure. Épaisse et courte, large à la base et effilée. Je le dévore cru. Tu kiffes, hein ? Chaudasse, va ! Des per­sonnes que je n'identifie pas se succèdent et font honneur à mon der­rière qui rougeoie. Irina tend un gant à un des meilleurs élèves, qui m'en­file un ou deux doigts dans le trou, délicatement, comme fasciné. Un partici­pant me demande s'il peut sucer mon sexe, il s'exécute. Un autre s'approche à ge­noux, je le prend en main. J'ai du mal à estimer la durée de ces échanges tant mon excita­tion était sollicitée, et tant la fessée me faisait tourner la tête. À un mo­ment, Irina est descendue après s'être assurée que je voulais bien qu'elle parte. J'ai enfilé une capote à l'homme qui possédait la bite qui m'obsédait de­puis tant de temps, je me suis assise dessus, et après quelques allers retours, je dé­cidai de retourner voir Irina au bar, en bas.

Je me balade dans les zones humides avant de La rejoindre. Dans le jaccuzzi, une meuf se fait caresser par son mec pendant que 5 ou 6 types matent, tout autour du bassin, les bras hors de l'eau, écartés sur le rebord. Je mate à mon tour, puis repars prendre une douche. L'eau coule sur mon corps épuisé et ça me plaît. Je suis la traînée de cette soirée, et Ma Maîtresse est Ma Reine.

Je vagabonde un peu seule, avant de retrouver Irina dans le donjon. Sept hommes sont avec elle, et une femme est assise à ses pieds. L'un d'eux sou­haite lui aus­si se faire punir par Ma Maîtresse. J'apprendrais plus tard que c'était le pre­mier type qui m'avait fourré sa bite dans le cul. Il s'installe sur le banc à fessées. Son ventre est posé sur un premier banc, ses bras tendus et ses ge­noux reposent sur deux autres bancs en contrebas et de part et d'autre du pre­mier. Son cul est offert, le banc se trouve dans un coin de la pièce, la tête vers le mur. On est une maintenant une dizaine de voyeurs, que des hommes à part sa concubine et Maîtresse Irina. Après avoir compté jusqu'à 10 et obte­nu une bonne grosse claque à chaque chiffre, Elle le challenge et le lance dans un al­phabet de haute volée, Sa main rebondissant sur son cul rouge après des clacs tonitruants. Dans la salle, il reçoit quelques encouragements, oh celle-là tu l'as pas volée, Michel. Plus que la moitié, ouuh, celle-là elle était bien mé­chante. Il se relève, remercie Maîtresse, des mecs le congra­tulent, la salle se vide. Il commence à se recouvrir les mains d'huile et se lance dans un mas­sage de sa femme, sur le lit. On me convie, je masse en pa­rallèle. On papote, on discute de domination, il me raconte des histoires d'ex-dominatrices qui lui en faisait baver grave. Notre massée a le sourire aux lèvres, les yeux fermés, et laisse échapper des gémissements qui font peu de doute sur ses intentions. Nous commençons à la caresser sur tout le corps, puis plus particulièrement ses seins et sa chatte. Sa poitrine est ferme et lui­sante d'huile. Je lui lèche la vulve avec attention, elle est rasée et sent le sa­von. J'ai la gaule, elle veut que je la pénètre : je saute du lit, saisit une capote, l'enfile et l'enfile. Elle rit de plaisir, je me serre contre elle, l'embrasse langou­reusement. À côté, son mari l'encourage, je lui saisis la bite, et l'embrasse à son tour. Mes coups de reins se font réguliers, je suis high. Elle crie, je jouis, je m'allonge sur le dos pour souffler. Je me relève et redescend, après leur avoir à tous les deux dit au re­voir. Lorsque je pars ils se sont lancés dans une levrette de compétition, et les cris qui émanent de la pièce attirent les curieux.

Après encore quelques tours et détours dans cet empire du vice, je re­trouve Ma Maîtresse qui sort d'une initiation avec une petite soumise et ap­prentie Maîtresse, j'achète une fiole de poppers en rendant ma serviette, et on sort dans la nuit, il est 1h du matin..

france
octobre 2017

Livre du samedi : Derrière les fronts / Samah Jabr

Derrière les fronts : chroniques d’une psychiatre psychothérapeute palestinienne sous occupation

 « Nous voulons une vie décente, pas n’importe quelle vie. Notre action pour la guérison et le rétablissement est indivisible de notre action pour la libération.  »

Ce recueil de chroniques choisies parmi les nombreuses écrites par le Dr Jabr sont égrenées au fil du temps de 2003 à aujourd’hui. La psychiatre-écrivaine-penseuse et témoin partage sa vision de soignante sous occupation. L’auteure revendique que la psychiatrie, la psychothérapie ne peuvent pas guérir les personnes opprimées sans une éthique des professionel-les qui inclue la justice et les droits humains comme des éléments essentiels pour leur santé mentale et leur bien-être. Samah Jabr considère en effet le travail clinique à la lumière du contexte socio-politique et analyse le traumatisme psychologique trans-générationnel qui marque la mémoire collective Palestinienne. Malgré un vécu sous oppression constante, la psychologie du peuple palestinien ne se forme pas uniquement autour du traumatisme mais rassemble aussi les gens dans la solidarité et une cause commune. Prendre la parole. Faire parler. Témoigner pour que ces humiliations, ces tortures, les séquelles d’une occupation ne soit pas les outils du silence et consument pour toujours l’âme des résistant-es. Parler pour que se brise le cercle vicieux de la domination. Trouver la force de garder ces traces, de faire comprendre, de partager ces expériences à ceux et celles  qui vivent de l’autre coté du Mur de la colonisation et de l’impérialisme. Il est indispensable de transmettre et  répéter au monde que face au système colonial , le souffle de la résistance et de la résilience Palestiniennes est comme le vent, nul ne peut le mettre en cage. Derrière les fronts, un témoignage précis, lumineux, poétique qui permet d’envisager la situation en Palestine avec une subtilité accrue par un engagement quotidien, sans relâche, depuis sa Terre.

En coordination avec la sortie en salle du documentaire d’Alexandra Dols  – Derrière les fronts: résistances et résiliences en Palestine –  PMN éditions en coédition avec Hybrid Pulse édite le premier livre de la psychiatre et écrivaine Palestinienne Samah Jabr. Le livre ne sera pas disponible en librairie pour le moment mais seulement sur le site ou par demande par courrier à PMN Éditions.

 

Montreuil (93): trois copines en prison, accusées de « tentative de vol par effraction en réunion »

Trois personnes ont été arrétées, déférées et incarcérées à la prison de Fleury Mérogis, accusées de « tentative de vol par effraction en réunion » pour avoir été vues à proximité d’une maison inoccupée. Un rassemblement est appelé samedi à 18h à Montreuil.

Dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 novembre, trois copines ont été contrôlées dans une rue de Montreuil et emmenées au commissariat. Un « voisin vigilant » les aurait vues à proximité d’une maison inoccupée et a appelé les flics. Elles ont alors été placées en garde-à-vue pour « tentative de vol par effraction en réunion ». Elles n’ont rien déclaré durant la GAV et ont refusé de donner leurs empreintes et photos, ce qui leur vaut d’être également poursuivies pour « refus de signalétique ». L’une d’entre elles est également accusée de « provocation à s’armer contre l’État » sans qu’on sache à quoi se réfère ce dernier chef d’inculpation.

Après plus de 24h de garde-à-vue elles ont été déférées au TGI de Bobigny le jeudi 16 pour passer en comparution immédiate. Au milieu de la banalité quotidienne du sale boulot de la justice dont les comparutions immédiates sont l’un des nombreux exemples, une dizaine de personnes étaient présentes en solidarité avec les trois inculpées ce jeudi après-midi. Toutes les trois ont refusé d’être jugées immédiatement et ont demandé un report afin de préparer leur défense. L’audience qui a suivi ne concernait donc pas le fond de l’affaire, il s’agissait pour les juges de déterminer si d’ici leur procès elles allaient être remises en liberté, mises sous contrôle judiciaire ou en détention. N’ayant pas pu être assistées de l’avocat.e de leur choix, elles se sont retrouvées avec une avocate commise d’office qui a refusé en partie de jouer son rôle de défense des inculpées.

Dès le début de son réquisitoire, le procureur a attaqué directement les attestations d’hébergement et les promesses d’embauche qu’avaient fournies les trois inculpées comme étant « de complaisance » et il demande le mandat de dépôt pour les trois dans l’attente de leur procès. Ayant catalogué les accusées et les personnes solidaires dans la salle comme étant de « l’ultra-gauche » il a joué le flic de salle et a décidé l’expulsion d’une personne présente malgré les protestations.

Pendant la suspension de séance, des renforts policiers se sont placés à l’entrée et à l’intérieur de la salle et encerclaient les personnes présentes en solidarité. Lorsque la juge annonce la mise en détention des trois copines jusqu’au procès fixé le 7 décembre, des cris de rage et de protestation fusent dans la salle et les flics dégagent tout le monde en bousculant et en frappant, taser à la main, d’abord de la salle puis du tribunal. Les cris de « Liberté » et « Justice de merde » ont été repris par des personnes présentes pour d’autres affaires et qui se sont faites aussi éjecter du tribunal.

Sans s’avancer sur les circonstances exactes de ces arrestations, il est de plus en plus fréquent que des histoires d’ouverture de squats soient qualifiées de « tentative de vol par effraction » pour justifier des grosses amendes et des peines de prison ferme. En attendant d’autres informations, la caisse de solidarité Kalimero prend en charge les premiers mandats (kalimeroparis[chez]riseup.net).

Dans l’attente de leur procès prévu le 7 décembre prochain, les trois copines sont incarcérées à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.

Un rassemblement de solidarité est organisé à Montreuil ce samedi 18 novembre à 18h, à l’entrée de la rue piétonne au métro Croix-de-Chavaux. Soyons nombreux et nombreuses !

Crève la taule !
Nique la justice !
Liberté pour toutes !

Drôle de France / Compagnie Kta / J'enrage

La compagnie Kta c'est vraiment des gens super. Je les connais depuis peu, depuis qu'ils m'ont contacté pour savoir si j'étais intéressé par leur projet de sortir un skeud concept autour de leur spectacle "Drole de France". Ils se présentaient ainsi :

"La cie Kta raconte l'histoire populaire de cette drôle de France, élevant la voix de celles et ceux qui nous précèdent, de ces héro-ïnes ordinaires qui se sont battu-es pour plus de justice et qui sont resté-es humain-es face à l'inhumanité. Elle s'acharne à fouiller, à creuser et à déterrer des histoires de femmes, de hors-la-loi, de communardes, d'idéalistes, de bandits au drapeau noir soucieux-ses d'écrire une autre histoire de France, empreinte de fraternité, de solidarité et de liberté."

Comment ne pas être enthousiasmé ? Ouais. Spa possible.

Finalement ils ont sorti leur album par leur propres moyens... et quel album ! Un double vinyle accompagné d'un livret, ou plutôt disons-le, d'un livre. 64 pages avec des illus de ouf. Limite les vinyles servent d'illustration musicale au livre. Ca parle de Mombars (le pirate furieusement antiraciste), de Louise Michel, de la Commune, de Marius Jacob, du procès des 343, et ça finit par la ZAD.

Je les ai vu en concert à la Comédia : une énergie de ouf, la chanteuse/conteuse est d'un charisme et d'une puissance phénoménale. A voir absolumment.

Evidemment j'ai pris des skeuds pour LaDistroy, c'est pas donné mais le curseur entre faire pas cher et faire de belles choses est souvent pas évident à positionner.

J'ai fait un clip sur le titre "J'enrage!" qui est probablement le plus emblématique (il cause de Mombars, le pirate qui attaquait les vaisseaux esclavagistes). J'ai fait un mix de photos du concert à la Comédia et de photos du livre.

Et ça donne ça ...

Compagnie Kta - J'enrage from LaDistroy.TV on Vimeo.

Photo



SOTL #4 /// JULIEN – CASUAL RECORDS

Un acteur de la scène = une liste de 10 morceaux. Pas forcément les meilleurs, les premiers, les mieux joués, mais plutôt la musique qui l’inspire, qu’il aime sans raisons particulières. Le genre de trucs qu’il écoute dans le noir, ou en fin de soirée, chaud comme un marron sur le poêle.

Des répets, quelques concerts, trois personnes dans le public, puis six, quinze, vingt… Une cassette démo – pardon un MP3 –, pour envoyer aux labels, inaccessible antichambre du succès ; aux salles, autels de la gloire… Puis, un jour sans lune, après un concert, un mec te parle. Le messie. Il aime bien ce que vous faites. Et toi t’aimes ce qu’il fait, lui. Forcément, le type sort des disques. Un concert est éphémère, mais un disque, c’est la preuve même de l’existence, c’est l’immortalité en plastique…
Même là où le « do it yourself » est de rigueur, par conviction mais aussi par défaut, les labels restent des acteurs indispensables. Fondé en 2009, à une époque où le disque mourrait à petit feu, Casual Records a su souffler sur les braises d’une scène moribonde. Depuis Nancy, Julien a posé les bases d’entrée de jeu : antifasciste et underground. En soutien de la scène de l’Est (Young Soul Rebel, Contingent anonyme, 65 Mines Street), du punk, du harcore de la oi!, du reggae ; mais aussi en sortant des groupes étrangers (Action Sédition, Enraged Minoriy, Bull Brigade). Huit ans plus tard, Casual Records est un des labels les plus actifs de sa scène, alternant éditions de « valeurs sûrs » et découvertes, comme récemment Lorelei, jeune groupe nancéien de punk mélodique. Et c’est  bien là que les labels restent indispensables, dans la découverte et le soutien de jeunes groupes. Support your scene ! / Mateo B.

Les sheriff / J'aime jouer avec le feu Angelic Upstarts / Solidarity Camera Silens / A Qui La Faute 8°6 Crew / Lion en Cage Bobby Sixkiller / Nancy Soul City Rockers The Redskins / Hold On Al Barry and The Cimarons / Morning Sun Norma Fraser / First Cut The Jam / Town Called Malice Los Foiros / Braquage

1 – Les Sheriff / J’aime jouer avec le feu

Impossible d’envoyer une playlist sans mettre Les $heriff dedans, ce morceau en particulier, qui me colle à la peau comme un tattoo. Je prends volontairement le morceau live car il y a nettement plus d’intensité que sur la version studio.

2 – Angelic Upstarts / Solidarity

Parce que ce groupe est juste une référence et ce morceau un hymne ! Comment ne pas avoir des frissons aux premiers accords de cette chanson ?

3 – Camera Silens /A qui la faute ?

Ce morceau, cette tristesse dans la voix, ce sax qui revient, et ces paroles ….

4 – 8°6 CREW / Lions en cage

Le tout nouvel album des 8°6 est à la hauteur de mes espérances, et j’ai eu du mal à choisir un titre en particulier. Du Ska en Français, très bien écrit et très bien fait. Pour moi l’album de l’année.

5 – Bobby Sixkiller / Nancy Soul City Rockers

Une dédicace pour les copains, le groupe de chez nous qui chante les potes, les déplacements un peu partout et les soirées reggae dans notre rade préféré.

6 – Redskins / Hold On Incontournable

Mon morceau préféré de ce groupe, la basse qui tourne et tourne encore…

7 – Al Barry and the Cimarons / Morning Sun

Un morceau à passer en soirée ou en journée, sans modération. Ma top tune reggae.

8 – Norma Fraser / The First Cut Is the Deepest

Parce qu’il fallait au moins un pur morceau de Rocksteady dans cette playlist, cette voix pleine d’émotion, ce son un peu imparfait, déconseillé par temps de pluie.

9 – The Jam / Town Called Malice

Encore un morceau culte, ça respire la classe ouvrière, le brouillard et l’huile de moteur.

10 – Los Foiros / Braquage

Sans transition et pour finir avec un peu de Oi!, les mythiques FOIROS de Bordeaux, « Braquage » parce qu’on y a tous pensé au moins une fois dans nos vies d’ouvriers !

 

Faut-il vraiment limiter la population mondiale pour sauver la planète ?

La question revient fréquemment dans les débats sur le changement climatique : l'augmentation de la population constituerait l'une des principales menaces pour l'équilibre planétaire. Les pays pauvres, et particulièrement l'Afrique avec sa forte croissance démographique, sont implicitement visés. Pourtant, un Africain pollue vingt fois moins qu'un Nord-américain. Si la question démographique se pose à long terme, elle risque d'être utilisée pour évincer les vraies priorités et responsabilités : une (...)

- Décrypter / , , , ,

Palestine : « Si vous croyez que nous sommes un peuple détruit, vous vous trompez »

Dans un film dense et engagé, la réalisatrice Alexandra Dols interroge les conséquences psychologiques individuelles et collectives de l'occupation israélienne sur le territoire palestinien. À travers le témoignage d'une psychiatre et écrivaine vivant à Jérusalem, « Derrière les fronts » explore la souffrance sociale et la dépression collective liées au conflit et au système d'occupation et d'oppression mis en place par l'État d'Israël, faisant émerger des formes de résistance.
De nombreuses choses ont été (...)

- Chroniques / ,

Bure: Nicolas HuLOL appelle à occuper le bois Lejuc et rejoindre les comités de lutte

Incroyable ! Alors qu’il y a à peine une semaine, le 9 novembre, le sinistre de la trahison écolocratique Nicolas Hulol avouait à quelques sénateurs vaseux que CIGEO était la « moins mauvaise des solutions » pour enfouir les déchets – pour les générations futures, en mettant en oeuvre toute la concertation nécessaire, et patati et patata – reprenant, avec une interprétation légèrement malaisée le refrain rayé entamé par ses prédécesseurs depuis près de 10 ans et mettant fin à un suspense insoutenable qui durait depuis près de 7 mois, voilà que, aujourd’hui, une vidéo exclusive vient de nous parvenir. Qui contredit toutes ces déclarations à l’emporte-pièce.

On y voit l’ancien futur-ex candidat EELV à la Présidentielle de 2012, animateur écolo en hélico, gestionnaire de fondations bourrées de fric et d’une marque, entre autres, de gel douche, ancien envoyé spécial de la Planète, etc., déclarer, devant les mêmes sénateurs une véritable volte-face politique pour faire face à la lutte contre la poubelle nucléaire. Nous citons : « Il est nécessaire d’en finir avec le gouvernement » et que « la société décide sans l’Etat ».

« L’occupation est la clé, l’occupation est la clé », martèlera-t-il devant une rangée de sénateurs ébahis, en appelant à rejoindre les comités de lutte qui se créent un peu partout – proliférations de kystes vivants contre métastases de profit, de pouvoir et de mort !

D’autres appels suivront très bientôt pour réagir à ces annonces paradoxales et proposer des pistes d’actions, mais, d’ores et déjà, nous pouvons dire que le mois de décembre – entre l’attente de la décision au sujet de Notre-Dame-des-Landes, le chahut aveyronnais de l’enquête publique à Saint-Victor, la fête d’anniversaire et les chantiers dans l’occupation de Roybon, la manif contre l’usine de Pellets sur le Plateau de Millevaches, le chahut du sommet climat de merde le 12 décembre à Paris – sera intéressant.

Des hulottes déters de Bure et d’ailleurs

La vidéo en exclusivité.

[Publié le 16 nov. 2017 sur vmc.camp.]

Une oreille à qui parler

Korto « s/t » LP

artworks-000233455291-tes3t1-t500x500

Korto continue donc sa folle équipée et passe même à la vitesse supérieure avec ce premier album qui sort aujourd’hui même. Un disque qui a de l’allure puisque le trio haut-savoyard a le bon goût de coopérer avec un artiste graphique, Chufy, qui réalise la pochette. Ils l’avaient déjà fait d’ailleurs pour l’artwork de leur premier 7″, lui aussi très réussi.

Korto a la formule qui fait pschiiit ! et régale ici sur sept titres. Des mélodies aériennes – chant tenant plus au choeur noyé de réverb, mélopées de guitare – mises sous pression par la trépidante cheville ouvrière basse-batterie. A la fois baignant dans une douceur aux accents pop ou surf (« Track 2 » – grande liberté dans le choix des titres, j’adore) et menaçant constamment de céder sous la puissance du flux sonique, couvant toujours et  prêt à se déverser sans crier gare (« Denzzzl » et surtout « Fresque »). Et va-z-y que je te fais monter la sauce. Sûrement. Et pas si lentement que ça. Que je répète, que j’augmente la pression. Jusqu’à ce que ça mijote. Que ça bouillonne. Et qu’enfin ça éclate en feu d’artifice épique final.

Les cheveux dans le vent. Le soleil sur la peau et un surf à la main ou, qui sait, celle d’une fille – ou d’un garçon. Mais vite. A fond. Il y a chez Korto un  naturel et une joie de se laisser aller béatement dans le flux du son qui est totalement communicative et réjouissante. Même si les mélodies insouciantes et légères ne sont pas votre tasse de thé à priori. Le disque a été enregistré au K7, studio associé à la salle du Brin de Zinc, près de Chambéry, et la production percutante et sans fard rend ce premier long format d’autant plus attachant.

Bouillonnant, spontané, limpide . A vrai dire, si on voulait chercher la petite bête, on pourrait prétendre que cet album a les défauts de ses qualités. Ce qui voudrait dire quelque chose. Ou pas. Mais, en toute fin de disque, « Oï » laisse peu à peu la guitare se durcir, s’assombrir, pointant vers des ambiances moins candides. Ca leur va bien aussi. Annonciateur peut-être d’évolutions à venir. Go, Korto, go.

Korto « Self-titled » LP (Six tonnes de chair records)

>>>>>>>>>> KORTO

>>>>>>>>>>> SIX TONNES DE CHAIR RECORDS


Le gouvernement s'attaque à l'audiovisuel public – Le Parisien en redemande

Lundi 13 novembre, Le Monde rendait public un « document de travail » du ministère de la culture préconisant une réforme draconienne de l'audiovisuel public. Avec comme première cible, France Télévisions : suppression de France Ô, diffusion de France 4 limitée à Internet, fermeture des bureaux régionaux de France 2, le tout accompagné de « départs volontaires difficiles à éviter »… Côté Radio France, sont évoquées la relégation du Mouv' sur Internet, une « réforme des modes de production » - autant dire une baisse de la qualité de production –, et est à nouveau mise sur le tapis – après une première tentative avortée en avril 2015, du fait d'une grève massive – la fusion de l'Orchestre national de France et de l'Orchestre philharmonique de Radio France – ou la suppression de l'un des deux. À ces coupes sombres, on peut ajouter le regroupement de France Télévisions et Radio France dans une seule et même « holding », avec comme objectif, les inévitables « synergies » – synonymes d'économies de moyens…

Un train de mesures en forme de jeu de massacre que laissaient largement présager les propositions du candidat Macron – à propos desquelles nous avions alerté malgré les dénégations d'une des porte-paroles du futur président. Si elles ne sont guère surprenantes, ces « pistes » de réforme n'en seraient pas moins destructrices dans un groupe déjà budgétairement supplicié depuis des années : leur logique strictement comptable et largement idéologique – il s'agit avant tout de réduire le périmètre de l'intervention publique pour laisser libre cours aux forces et aux intérêts du marché –, élude toute considération sur les missions dévolues à l'audiovisuel public.

Et pour faire bonne mesure, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a annoncé qu'elle allait porter plainte contre X pour débusquer la source ayant communiqué les pistes de réforme aux journalistes du Monde. Étrange et inquiétante conception de la liberté de la presse et du débat public que de traquer judiciairement et chercher à faire condamner ceux qui rendent… publics les projets du pouvoir – dont on attendrait plutôt qu'il cherche à protéger les sources des journalistes [1]. Mais il faut bien reconnaître que de telles mesures, présentées telles quelles, avant qu'ait pu être mis au point un « plan comm' » et les « éléments de langage » ad hoc qui font la saveur de toute « pédagogie » gouvernementale, sont de nature à déclencher quelques troubles chez les salariés, voire de mettre en difficulté la ministre. Mais heureusement Le Parisien veille…

Le Parisien fait la chasse au gaspillage

Et quoi de mieux qu'un quotidien à grand tirage pour suppléer des communicants pris de court ? Dès le 15 novembre, au surlendemain des révélations du Monde, le quotidien de Bernard Arnault annonçait en « une » un dossier qui ouvrait l'édition. Son titre, « France Télé, faut-il tout changer ? » aurait tout aussi bien pu être mis à la forme affirmative, tant le dossier prend parti pour justifier les projets du ministère.

Avec, en première page, un éditorial qui recommande d'oublier « un temps la fameuse exception française que l'on brandit comme un étendard un peu fané », de « penser l'avenir, ne pas s'arc-bouter pour mieux résister », ou encore d'« oublier l'entre-soi pour toujours rester au service du public » [2]. Un édito en forme d'appel à la résignation face à la nécessité de « La-Réforme » auquel n'a rien à envier l'article de cadrage qui ouvre le dossier, dont la première phrase (« Faut-il dégraisser le mammouth et par où commencer la découpe ? ») donne délicatement le ton, et dont la suite s'attache à démontrer la nécessité de chacune des mesures évoquées dans le document ministériel.

Certes tout n'est pas à jeter dans la suite du dossier, qui respecte un certain pluralisme politique en donnant la parole à deux élus aux avis tranchés sur la question [3], ou propose un encadré fort instructif qui pointe les conséquences en cascade que pourrait avoir la suppression de France Ô ou de France 4 : la première produit nombre de programmes diffusés par le Réseau Outre-Mer Première (Guadeloupe 1ère, Réunion 1ère, Guyane 1ère, etc.), tandis que la seconde a une mission de financement de la filière de l'animation française. Mais pour le reste du dossier, on ne trouve que des encadrés aux titres évocateurs : « Du ménage dans le gaspillage », « Des placards dorés », « Beaucoup de salariés, moins de caméras », « Cacophonie à Radio France » – un pur journalisme d'accompagnement des choix gouvernementaux…

Cette réforme annoncée de l'audiovisuel public est à l'exact opposé de la voie qu'il conviendrait d'emprunter pour que le secteur public ait quelque chance de devenir vraiment un service public : élargir le périmètre, renforcer le financement et démocratiser le tout, comme nous le proposons [4]. Mais gageons que si le gouvernement poursuit dans cette voie, la mobilisation des salariés et des syndicats sera à la hauteur des enjeux.

Blaise Magnin



Annexe – Communiqués syndicaux

Ce gouvernement a un problème avec la liberté de la presse (SNJ)

Après la ministre du travail Muriel Pénicaud, qui avait déposé plainte début juin, pour « vol, violation du secret professionnel et recel », à la suite des révélations de Libération sur le contenu de la réforme du code du travail, c'est au tour de la ministre de la culture Françoise Nyssen d'annoncer sa volonté de porter plainte contre X, en réponse aux révélations du journal Le Monde sur la réforme de l'audiovisuel public. C'est d'autant plus choquant qu'il s'agit du Service Public financé par les citoyens, qui doivent donc être les premiers informés.

Si elles sont un moyen d'exercer une pression sur les rédactions qui auraient l'audace de faire leur travail d'investigation jusque dans les bureaux des ministères, ces plaintes traduisent également une volonté évidente du gouvernement d'intimider les sources des journalistes par la menace de poursuites judiciaires. Ces pratiques scandaleuses, indignes d'une démocratie qui se veut « moderne », nous renvoient plusieurs dizaines d'années en arrière.

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, rappelle au président Emmanuel Macron que la protection des sources des journalistes, garantie en Europe par l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'Homme, est définie par la Cour européenne des droits de l'Homme comme « une condition essentielle au libre exercice du journalisme et au respect du droit du public d'être informé des questions d'intérêt général ».

Le SNJ exprime ses plus vives inquiétudes quant à la conception de ce gouvernement de la liberté de la presse, pilier de la démocratie, et droit fondamental des citoyens.

Le SNJ apporte tout son soutien au réalisateur Lech Kowalski, convoqué aujourd'hui devant le tribunal de grande instance de Guéret pour répondre d'une supposée « rébellion ». Le cinéaste indépendant avait été interpellé et placé en garde à vue le 20 septembre dernier alors qu'il filmait l'occupation de la préfecture de Guéret par les salariés de GM&S La Souterraine (GMD). Lech Kowalski n'a fait que son métier d'informer.

Le SNJ exprime sa totale solidarité avec la journaliste du quotidien suisse Le Temps, qui a fait l'objet de deux heures d'interrogatoire ce week-end à la gendarmerie de Briançon, alors qu'elle effectuait un reportage sur le passage clandestin de migrants depuis l'Italie vers la France par le col de l'Echelle. Elle ne faisait que son métier d'informer.

C'est un fait, les incidents de ce genre se multiplient au pays de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Informer n'est pas un délit. Il est grand temps que ce gouvernement en prenne conscience.

Paris, le 15 novembre 2017

***

Madame Nyssen, au nom de la transparence, garantissez le secret des sources, et renoncez aux poursuites ! (SNJ-CGT)

La Ministre de la Culture a annoncé dans un communiqué qu'elle avait l'intention de porter plainte contre X suite aux révélations du Monde le 13 novembre sur les pistes de réformes de l'audiovisuel public dans le cadre des travaux du Comité d'action publique (CAP) 2022. Selon la Ministre, qui s'est déclarée « stupéfaite », « il s'agit de documents contenant des pistes de travail, non validés … qui n'avaient pas vocation à être rendus publics ». La stupéfaction de Mme Nyssen est en tout cas tardive puisque Le Monde publiait dès le 10 novembre un premier article sur les dangers du même rapport pour le spectacle vivant à partir du document issu des travaux du Ministère. Le quotidien a d'ailleurs poursuivi son enquête journalistique le 15 novembre avec un troisième article sur les musées, le spectacle vivant, les archives toujours à partir des mêmes travaux.

La réaction de la Ministre de la culture est à la hauteur des 31 pages d'un document dont l'objectif « est de repenser en profondeur la politique culturelle et l'audiovisuel public » : sidérante et scandaleuse. Afin d'essayer de limiter les dégâts, Mme Nyssen a déclaré devant la représentation nationale que « la plainte ne vise pas les médias (...) Je n'attaque pas la presse ». Mais elle semble ignorer que la protection des sources des journalistes est garantie en Europe par l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme. Et que cet article a fait l'objet d'une jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme qui définit la protection des sources des journalistes comme une « condition essentielle au libre exercice du journalisme et au respect du droit du public d'être informé des questions d'intérêt général ». Elle semble également avoir perdu la mémoire depuis son intervention lors du dîner des professionnels de la presse, à l'occasion de la fête de l'Humanité. Elle y déclarait « Je souhaite que l'on poursuive la réflexion lancée par la récente loi BLOCHE, pour renforcer la protection du secret de leurs sources. Et nous sommes là, évidemment, pour assurer la protection de leur personne : en France – je n'ai pas besoin de le dire. Et à l'étranger. »

Le pouvoir issu des élections du printemps a décidemment un problème avec la liberté de la presse. Après la ministre du travail, qui avait déposé plainte en juin pour « vol, violation du secret professionnel et recel » suite aux révélations de Libération sur la réforme du code du travail, puis le président de la République qui, en août, avait attaqué en justice (avant de se rétracter) un photographe de presse pour « harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée » c'est donc au tour de la Ministre de la culture de porter atteinte à l'un des principes essentiels de notre démocratie.

La CGT Spectacle, la CGT Culture, la Filpac CGT et le SNJ-CGT s'inquiètent des dérives constatées ces derniers mois et appellent le gouvernement à respecter la liberté de l'information et des journalistes à exercer pleinement leur profession. Ils demandent à Mme Nyssen de renoncer à porter plainte. Les agents du ministère de la culture n'ont pas besoin d'une chasse aux sorcières mais de moyens supplémentaires pour assurer correctement leurs missions. Ce sont des citoyens comme les autres.

Montreuil, le 16 novembre 2017.


[1] D'autant plus que cette volonté de débusquer ces sources devient une manie du gouvernement qui avait déjà engagé des poursuites après les « fuites » concernant le projet de réforme du code du travail en juin dernier... À ce sujet, voir en annexe les communiqués du SNJ et du SNJ-CGT.

[2] Après avoir été, pendant des semaines, en campagne pour la loi Travail, les éditorialistes maison reprennent donc leurs bonnes habitudes ! Que ce parti-pris pro-gouvernemental systématique ait amené près de 80 % des journalistes consultés à se prononcer pour la suppression pure et simple de l'éditorial des colonnes du journal n'y a donc rien changé, bien au contraire… Ainsi règne l'éditocratie.

[3] Éric Woerth (député LR), favorable aux réformes envisagées, et David Assouline (sénateur PS), qui s'inquiète de la capacité du groupe à remplir ses missions de service public.

Les marches de femmes, un outil pour bannir le harcèlement de rue, les insultes et les violences ?

Harcèlement de rue, agressions, lieux publics dominés par les hommes… L'espace urbain reste un lieu d'inégalités quotidiennes entre les femmes et les hommes. Depuis une dizaine d'années, certaines villes tentent de se confronter au problème en recourant à l'outil des marches exploratoires de femmes. Des sessions d'arpentage urbain, en groupe, pour repérer les espaces hostiles aux femmes, proposer des aménagements, et intégrer la question du genre dans les projets urbanistiques.
La secrétaire d'État (...)

- Inventer / , , , ,

FPP fête ses 25 ans!

Fasciste ou juste connard ?

Fasciste ou connard

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.


Classé dans:Statistiques

Face aux identitaires et au racisme d’État

Le 25 novembre prochain, en prenant pour prétexte les deux ans des attentats du Bataclan et du Stade de France, le groupuscule raciste Génération Identitaire entend organiser une manifestation islamophobe à Paris.

Après avoir pitoyablement tenté de jouer les supplétifs des politiques d’Etat anti-migratoires en Méditerranée cet été, les identitaires veulent prolonger l’opération de communication « Defend Europe » à Paris. Cette fois-ci, dans un contexte marqué par la constitutionnalisation de l’Etat d’urgence par le gouvernement Macron, c’est justement au nom de l’ « antiterrorisme » qu’ils veulent mobiliser leurs troupes.

Évidemment, pour l’Etat comme pour les identitaires, quand on parle de « terrorisme » il n’est jamais question de la terreur d’Etat représenté par les guerres impérialistes menées en Afrique et au Moyen Orient, par les chasses aux migrants ou par les violences policières racistes. Ce n’est évidemment pas non plus de leur ancien camarade Claude Hermant qu’il sera question, cette barbouze d’extrême droite, indicateur de la gendarmerie, accusé d’avoir fournit certaines armes qui ont servi lors des attaques de janvier 2015, ni du groupe néofasciste qui vient d’être arrêté dans les Bouches-du-Rhône et qui prévoyait des attaques meurtrières.
Il ne sera pas non plus question des assassins néofascistes de Clément Méric à Paris, de Hervé Rybarczyk dans la région lilloise, ou de Heather Heyer à Charlottesville aux USA.
Non, pour les identitaires, la lutte contre les « terroristes » c’est évidemment un prétexte pour s’en prendre aux migrants, aux habitants des quartiers populaires et aux musulmans dans leur ensemble.

Pour continuer à les écraser et à les surexploiter, le système capitaliste à besoin de maintenir les franges des classes populaires issues des anciennes colonies dans une terreur permanente. Pour mener cette guerre de basse intensité, en méditerranée comme dans les rues des grandes métropoles européennes, les forces de l’ordre et leurs supplétifs néofascistes se doivent d’organiser à intervalles réguliers des opérations de communication politique pour se prévaloir d’un soutien populaire.

Les franges autonomisées et radicalisées de la police qu’on a vu descendre dans la rue l’année dernière pour réclamer encore plus d’impunité et les mouvements militants favorables à une radicalisation de la répression et du racisme d’Etat, comme Génération Identitaire ou le FN, sont deux faces d’une même médaille, deux aspect d’une même tendance fascisante propre à la période dans laquelle nous vivons et à laquelle nous devons nous opposer de toutes nos forces. Par ailleurs, il ne fait plus aucun doute que les armes que la répression élabore depuis quelques années dans les laboratoires de l’ « antiterrorisme » islamophobe et de l’écrasement sécuritaire des quartiers populaires sont de plus en plus utilisées pour faire taire toute forme d’opposition sociale à cette grande marche libérale-sécuritaire. Les tentatives d’inciter la population à « faire corps » avec la répression et le racisme d’Etat, que ce soit au nom de « l’esprit Charlie » ou de la défense de « l’Europe blanche », doivent donc être mises en échec par la rue, en région parisienne comme ailleurs.

En effet, le 25 novembre prochain, c’est par la rue que la jeunesse de la région parisienne doit répondre à ceux qui voudraient nous faire croire que les problèmes de la population ne sont pas la précarisation continue de nos vie, le racisme et la répression, mais plutôt l’immigration et l’Islam ; ceux qui voudraient faire croire que l’ « ennemi » ne se trouve pas dans les conseils d’administration des grandes entreprises capitalistes et dans les bureaux des ministères, mais dans les banlieues populaires et les boat-people qui traversent la méditerranée.

#DefendPaname #DefendMediterranea #ParisBanlieueAntifa #StopIslamophobie

AMESys : les méandres d’Internet sont impénétrables…

C’est troublant, et pourtant c’est une information confirmée : une vidéo d’interview d’AMESys est en ligne… sur Youporn. A la rubrique « french data porn ». Ça ne s’invente pas. Les méandres d’Internet sont vraiment impénétrables. https://www.youporn.com/watch/14183837/french-data-porn/ […]

l'ayatollah du rock : [The Experimental Tropic Blues Band] beats électriques

Date : jeudi 16 novembre 2017   Petite escapade au sud de la capitale en ce jeudi frisquet, puisque c'est en direction d'Orléans que nous prenons le train, avant d'entamer un long périple en tramway pour traverser du nord au sud l'agglomération [...]

Pour la plupart des développeurs d’Eagle, travailler sur un tel outil ne crée ni débat ni problème de conscience

Lorsque Bull décide, AmesysGate oblige, de se défaire de son activité Eagle, le groupe publie un communiqué minimisant l’importance de cette « branche ». En clair, cela représentait « 0,5% » du chiffre d’affaires et environ une « dizaine de […]

Gisquettes' Talks #83 - Emission du 3 novembre 2017 - Playlist variée.

Podcast & tracklist.
Tracklist :
Vet Trip // Finland
iwrestledabearonce - taste like Kevin Bacon
Le Groupe Obscur –Fangisue
Slow Decay - The Count
Anna of the North – Sway
Blondie - Heart of Glass 8-bit version
Embers Of Eden – Dark
Mallrat - I Feel Pretty When You Look At Me
Charlotte Gainsbourg - Deadly valentine
In the walleye below - Peaches
Ringo Deathstarr – Guilt
Mitra Mitra - The Flood
Goldfrapp - Systemagic
Plastic Girl In Closet – Citrus Kiss
Chromatics - Kill for love
Cherry Glazerr - Told youl'd be with the guys
Mice Parade – Nights Wave
Shannon Wright - Lighthouse (live)
BORNS - Electric Love
Mannequin Pussy - Romantic
None - Black Veils

Gisquettes' Talks #83 - Emission du 3 novembre 2017 - Playlist variée.

Pour télécharger le podcast, cliquez sur l'article.

Au Pays basque, la colombe et la matraque

L’ETA a déposé les armes après des décennies de combat contre la dictature franquiste puis contre ses héritiers, et pour la libération d’un peuple et d’un pays. Quoi qu’on pense de ce choix, les nouvelles perspectives politique ouvertes par cet événement historique méritent qu’on s’arrête un instant sur le paysage politique abertzale (indépendantiste). Joel, militant de l’organisation antifasciste du Pays basque Nord IpEH, dresse pour ABloc un état des lieux des tendances politiques et de la répression post-désarmement en Euskadi. Et si la lutte continue, la fête n’est pas encore pour aujourd’hui…

Le 8 avril 2017 a eu lieu le désarmement de l’organisation socialiste basque de libération nationale ETA. Un pas de plus depuis l’annonce de l’arrêt des actions armées et du cessez-le-feu définitif de cette organisation en 2011, après plus de soixante ans de lutte armée.

Un geste lucide, semblait-t-il, au vu de la perte de soutien de la population et des nombreux coups portés par les policiers des Etats français et espagnols. Et pourtant, de là à parler d’une défaite militaire, il n’y a qu’un pas.

Depuis six ans, on remarque qu’aucune avancée n’a eu lieu du fait du refus de l’Espagne de négocier la moindre chose. Bien au contraire, selon le bilan d’Etxerat (association des familles des prisonniers) la politique de dispersion des prisonniers s’est empirée, avec au minimum 1600 km (aller-retour) pour une visite. Une véritable double-peine, cela même malgré les lois des Etats français et espagnols.

Drapeau antifasciste action basque, IpEH

Il reste encore 240 prisonnier politiques basques, dont la majorité purgent de longues peines, et une vingtaine souffrent de pathologies graves ; et on compte des centaines de réfugiés et d’exilés dans différents pays.

La répression contre les militants continuent, n’épargnant personnes, ni même les journalistes et les avocats. Le cas d’Altsasu, petit village de Navarre, est particulièrement significatif de l’occupation militaire de ce pays. Une simple bagarre en octobre 2016 entre des jeunes et deux guardias civils bourrés à 4 heures du matin est jugée pour terrorisme à cause du fait que les deux jeunes sont proches du mouvement indépendantiste, et ce sur la base du seul témoignage des deux militaires. Les peines requises par le procureur vont de quarante à soixante ans de prison pour chacun. Un cas parmi tant d’autres…

Manifestation de l'IpEH.
Manifestation de l’IpEH.

Le mouvement indépendantistes (abertzale), quant à lui, est en décomposition du fait de la voie réformiste (une nouvelle stratégie) prise depuis 2009. Mais aussi suite au « putsch » d’une poignée de dirigeants, plus intéressés par une carrière politique que par un avenir commun pour un pays libre, quitte à s’allier avec des ennemis de classe (PS, droite, etc.), en reproduisant des dérives politiciennes, en abandonnant la rue pour rejoindre des institutions corrompues ou en signant des accords (« accord Mitchell ») menant dans une impasse. Le but de ceux-ci n’est pas de poser sur la table la question politique du conflit mais la disparition de toute violence et de toute forme de résistance.

Quand aux revendications essentielles, telle que la libération nationale ou l’amnistie des prisonniers, elles se sont perdues dans les oubliettes de l’histoire.Toute résistance est immédiatement condamnée, faisant le jeu des partis espagnols ou français. Et allant même jusqu’à faire penser que les victimes sont les deux Etats oppresseurs. Voilà le prix a payer pour pouvoir exister politiquement face aux lois des partis, avec toujours une épée de Damoclès au dessus de la tête, la peur de l’interdiction (comme ce fut le cas pour Batasuna, Segi, etc.).

Et ce ne sont pas les quelques tentatives (artisans de la paix, forum pour la paix, « débats internes »…) qui feront changer les choses, de la poudre aux yeux de la population.

Face à cela, quelques mouvements ont choisi la rupture avec la ligne officielle mais reste minoritaires du fait de la démobilisation générale des militants, ainsi que de la désinformation de la presse, même militante.

Un bien beau gâchis de ce qui fut un modèle dans les mouvements de libération et de résistance en Europe. / Joel Sistiague

IpEH Antifaxista est le groupe antifasciste du Pays basque Nord. Celui-ci a été créé il y a six ans à partir du constat que ce combat était abandonné par de nombreux mouvements ou groupes du Pays basque. Il est composé de différentes sensibilités politiques, allant du communisme, de l’anarchisme à l’indépendantisme, tout en étant libre de tout partis politiques. Le but étant de se regrouper autour de la lutte antifasciste au sens large du terme. C’est à dire, contre toutes les discriminations tels que le racisme, la xénophobie, le sexisme, la LGBT-phobie, etc. Tout cela sur des bases anticapitalistes et de lutte des classes. Internationaliste, car solidaire de tous les peuples en lutte pour leurs libérations tels que la Palestine, le Chiapas ou le Kurdistan. Nous travaillons et informons aussi sur la mémoire historique de ce pays depuis le coup d’Etat du général Franco en 1936 jusqu’à aujourd’hui. Il est essentiel pour nous de ne pas oublier notre histoire commune et qui a permis que nous soyons toujours debout quatre vingt ans après.

Qatar : les Fingers de Mr Qatbury

Dès 2007, Amesys déploie pour le State Security Bureau qatari (SSB) les deux premières phases de mise en œuvre de sa solution d’interception des communications, Eagle. Pour le client « Finger » (le Qatar), le déploiement s’est […]

Quand les vêtements « made in Europe » sont aussi synonymes de salaires de misère

Il y a les vêtements « made in Bangladesh » ou « made in Pakistan » qui suscitent maintes interrogations sur la manière dont ces vêtements ont été confectionnés ; et maintes inquiétudes sur les conditions dans lesquelles travaillent les ouvrières du textile, y compris lorsqu'il s'agit de grandes marques occidentales. Et il y a le « made in Europe », bien plus rassurant... En apparence seulement. Dans les ateliers textiles d'Europe de l'Est, des ouvrières peuvent pourtant travailler pour 89 euros par mois, (...)

- En bref / , , ,

Naomi Klein : « Trump est une nouvelle sorte de politicien : il est la fusion de l'homme et de la grande entreprise »

Pour la journaliste canadienne Naomi Klein, l'élection de Donald Trump n'est pas un accident de l'histoire. Dans son nouveau livre, Dire non ne suffit plus (Actes Sud), elle analyse les processus délétères qui ont abouti à l'élection d'un homme dont la vision du monde est fondée sur la domination et l'impunité. « Le risque serait de considérer qu'il suffit de se débarrasser de ce monstre pour que tout s'arrange » alerte t-elle, dans un contexte où la montée des politiques autoritaires et xénophobes est un (...)

- Décrypter / , , , , ,

« L’anniversaire des Tonys » (Catalgine, Milkshaker – Les tanneries, 21 oct.)

milkshake couv

Les Tanneries, c’est pas celles de Dijon, ni la salle du même nom à Bourg-en-Bresse. C’est une usine occupée à Rumilly au sud d’Annecy, où on a pu jouer il y a quelques temps à l’occasion de l’anniversaire collectif de plusieurs personnes investies là-bas.

tanneries graph 6.JPG

Le lieu accueille assez régulièrement des concerts ou des spectacles. Il y a aussi des locaux de répétitions et c’est ouvert à toute personne voulant disposer d’un endroit pour créer.

tanneries graph

En projet : s’ouvrir davantage et développer des projets plus longs, comme des résidences d’artistes, par exemple.

tanneries graph 3L’ombre des 400 couverts semble planer sur l’endroit. Le squatt grenoblois a été à la fois un lieu militant et de propositions pluri-disciplinaires pendant des années et est un peu  un modèle pour ce genre d’initiative.

tanneries dalon

Salon

tanneries bar

bar

groupe.JPG

Des locaux ont joué avant nous mais impossible de se rappeler du nom maintenant.

ctlgn 2Pour nous, ce fût un excellent concert. Contents de jouer dans un endroit comme ça, plein d’énergie et d’envie de faire les choses autrement.

ctlgn 1

Et quelle ne fût pas la surprise de tomber sur François Thollet, figure du milieu musical grenoblois, qui accompagnait ce soir-là le mystérieux projet d’un batteur, de Grenoble lui-aussi : Milkshaker.

milkshaker 2.JPG

Accompagné aussi un gars aux claviers et guitare. Le trio a ainsi tenu la scène pendant 2 heures sur un set totalement improvisé au moins pour les deux invités.

milkshaker 1.JPG

Batterie tribale et groovy sur laquelle viennent se poser les heurts et accidents du clavier, de l’accordéon et des machines, pour une première partie plus expérimentale.

milkshaker 4.JPG

Puis ça a carrément viré à un blues du désert endiablé qui semblait ne plus vouloir s’arrêter. Sacré performance qui concluait une chouette soirée de découverte, à peine ternie par des incidents sur fond d’alcool mauvais. Dommage, mais on reviendra. Merci à tous !

couv.JPG

>>>>>>>>>> LES TANNERIES


Émission de novembre 2017 – Panthère Première

L’émission est à écouter ici (pour télécharger l’émission, cliquer droit sur la barre de lecture) Pour cette émission de novembre 2017, nous sommes allées à la rencontre de Aude et de Claire, membres de la nouvelle revue Panthère Première, créée … Continue reading

« Je ne suis pas raciste… »

Je ne suis pas raciste


Classé dans:Statistiques

5 : CTRL C / CTRL V