Gap (FR, 05): Ouverture du Centre Social Autogéré, rue de l’Imprimerie

Ouverture du

CENTRE SOCIAL AUTOGERE
à Gap, Rue de l’Imprimerie

N’attendons plus rien de la part de l’État et des institutions qui de toutes façons ne jouent pas leur rôle et ne respectent pas leurs propres lois.

Face à la situation des exilés et laissés-pour-compte, et au vide culturel de la ville de Gap, le CESAÏ (centre social autogéré) ouvre ses portes rue de l’Imprimerie. Son but est de proposer un hébergement et des activités libres et gratuites.

Réapproprions-nous nos vi(ll)es.

A toutes les copines et copains ayant besoin de changer d’air vous êtes les bienvenues, ici nous avons besoin de vous.

On a besoin de matériel (liste non exhaustive):

* Matelas, couvertures, draps, rallonge, multiprise, rideaux, meubles en tout genres.

* Outillage>>> clous, vis, bois, étais, colle, peinture, extincteurs.

* Matos cuisine>>> assiettes, trépieds, couverts, gamelles, casseroles, verres, etc.

* Et votre bonne humeur ainsi que votre énergie débordante.

Contact : cesai at riseup.net
               0753766047

Avocat : 0640571567 – 0683360755

Gap : ouverture d’un centre social autogéré

N’attendons plus rien de la part de l’État et des institutions qui de toutes façons ne jouent pas leur rôle et ne respectent pas leurs propres lois.

Face à la situation des exilés et laissés-pour-compte, et au vide culturel de la ville de Gap, le CESAÏ (CEntre Social Autogéré de l’Imprimerie) ouvre ses portes rue de l’Imprimerie. Son but est de proposer un hébergement et des activités libres et gratuites.

Réapproprions-nous nos vi(ll)es.

A toutes les copines et copains ayant besoin de changer d’air vous êtes les bienvenues, ici nous avons besoin de vous.

Tract.pdf

On a besoin de matériel (liste non exhaustive):

* Matelas, couvertures, draps, rallonge, multiprise, rideaux, meubles en tout genres.

* Outillage>>> clous, vis, bois, étais, colle, peinture, extincteurs.

* Matos cuisine>>> assiettes, trépieds, couverts, gamelles, casseroles, verres, etc.

* Et votre bonne humeur ainsi que votre énergie débordante.

Contact : cesai at riseup.net
               0753766047

Mémoires minorisées

Cette semaine dans On est pas de cadeaux !, le premier volet d'une série d'émissions sur la transmission des vies, des communautés et des luttes transpédégouines.

On part de quelques questions : comment transmettre nos vies et nos luttes, en dehors de la famille ou de l'école ? Comment faire vivre nous souvenirs, au-delà des albums de photos ou des fonds d'archives ?
Et pour y répondre, on découvre ensemble plusieurs projets, présentés par celles et ceux qui les font : Mémoires minoritaires, Patchwork des noms, Queercode, Ni invisibles ni oublié-e-s et Utopia traductions.

Avec aussi « Carte Rose », un enregistrement de la fameuse émission de Ménie Grégoire, mise en musique par Alain Burosse pour le générique de fin de la Nuit Gay de 1995 ; un enregistrement de la cérémonie de présentation du patchwork des noms animée par la FABRIC'ART thérapie et le Couvent des Traboules des Soeurs de la Perpétuelle Indulgence, le 6 octobre Grenoble ; et des extraits de la série « Ni invisibles ni oublié·e·s », diffusée dans l'émission Brasero sur Canal Sud.

Et les musiques : « Wall Of Memories » de Gesaffelstein, « You Are My Sister » d'Antony and the Johnsons, « A new error » de Moderat et « Memories » de The Midnight

Bonne écoute !

Manchester (Angleterre) : Anarchist bookfair, le 1er décembre 2018

Le Manchester & Salford Anarchist Bookfair se tiendra le samedi 1er décembre 2018, de 11h à 18h, à Partisan, 19 Cheetham Hill Road, à Manchester (M4 4FY), à cinq minutes de la station de train Victoria.

Événement gratuit.

Plus d'infos et de précisions, en anglais :
manchester@@@bookfair.org.uk
bookfair.org.uk

Saint-Denis (93): cantine de soutien aux nouveaux squats des alentours

Début octobre, un squat d’anciens de l’Attiéké, rue Joncherolles à Saint-Denis, s’est fait expulser, laissant de nombreuses personnes sans logement. Et depuis une semaine, un squat de Stains se retrouve lui aussi en danger juste avant l’hiver. Alors dimanche 28 octobre à 19h, au 166 rue du Landy, rendez-vous à la cantine organisée en soutien aux nouvelles maisons qui s’ouvrent dans les alentours.

À la jonction entre les villes de Saint-Denis et de Saint-Ouen, dans le quartier Pleyel, les immeubles de bureaux poussent comme des champignons, et les grues et les échafaudages préparent à marche forcée la nouvelle gare du Grand Paris et les infrastructures des Jeux Olympiques. Des grands projets d’avenir, paraît-il, mais pour qui ?

C’est ici que l’espace squatté et collectif du Landy a pris vie à l’été 2018. Plus d’une quarantaine de personnes s’y organisent au quotidien dans un esprit d’entraide et d’autogestion, et permettent aux portes de s’ouvrir le plus régulièrement possible pour toutes et tous, en particulier pour les habitant-e-s du quartier.

Tous les derniers dimanches de chaque mois de 19h à 22h, le Landy fait chauffer ses marmites et vous invite à partager un bon repas à prix libre. L’occasion de se retrouver, de s’asseoir au chaud quelques heures, de discuter, ou encore de piocher dans le freeshop et l’inkokiosque.

Ce mois-ci, la cantine permettra de soutenir les collectifs qui s’organisent en ce moment-même dans le coin suite aux expulsions ou menaces d’expulsion pour passer l’hiver avec un toit sur la tête. Car investir une maison, cela coûte toujours des sous, que ce soit pour faire des travaux ou pour couvrir les frais de justice.

* Si vous souhaitez organiser vous-même une cantine en soutien à vos luttes, c’est possible et même prévu ! Nous serons ravi-e-s de vous donner un coup de main et de mettre à disposition notre matos de cantine alors passez nous voir ou contactez-nous : cantinedulandy@@@riseup.net

** Le Landy ouvre également ses portes tous les jeudis de 19h à 21h pour l’atelier d’autoréparation de vélo. En plus des évènements ponctuels, plusieurs autres activités régulières s’y déroulent déjà comme des cours de français, une pratique hebdomadaire de boxe sans mecs cis, ou encore des répétitions et des réunions.

Le Landy Sauvage, 166 rue du Landy à Saint-Denis
Métro Carrefour-Pleyel (ligne 13)
RER B ou D Stade de France Saint-Denis
Bus 173, 139 (arrêt Landy – Pleyel) et 255 (arrêt Landy – Ornano)

[Publié le 18 octobre 2018 sur Paris-Luttes.info.]

Photo



réveils

 

Le crapeud

Manifestation en soutien aux grévistes du Hyatt Park Vendôme

Vendredi 19 octobre 2018, départ République à 16H30 (rdv avec CSP à partir de 15H30)

La convergence n’existe que dans les luttes.

Les grévistes de l’hôtel Hyatt Park Vendôme de la rue de la Paix sont plus que jamais en lutte.

Les travailleurs sans-papiers des salles de sport du 9è ont gagné une victoire éclair.

Ce vendredi on manifeste de République à la rue de la paix en soutien aux grévistes du Hyatt Park Vendôme et contre les discriminations au travail.

Linky, dégage !

D'ici 2021, 35 millions de compteurs ERDF devraient être changés pour Linky, le nouveau gadget fliquant et flippant de nos chers électropathes technophiles...

Halle de la Biocoop de Prades (Pyrénées-Orientales) le 18 mars 2016. Tracts, pétitions, annonces de réunions publiques, lettres types aux élus. Effervescente militance, le badaud se fait héler : « Bonjour Madame, le compteur Linky, vous connaissez ? » Le quoi ? Linky, le nouveau gadget qu'ERDF est en train de fourguer en douce. Un progrès que même l'écrivain Asimov dans son Cycle des Robots n'aurait pas imaginé : un compteur « intelligent », « communicant », chargé d'envoyer les données de notre consommation électrique à un centre de contrôle. Fini les factures sur estimation : avec Linky, payez exactement ce que vous consommez. « Il y a un mais dans votre histoire, non ? » Pas un, hélas ! Plusieurs.

Le rayonnement de la bête passe par du Courant porteur en ligne (CPL) pour lequel nos circuits électriques (non blindés) ne sont pas adaptés. Résultat : ce manque d'étanchéité est susceptible de transformer chaque appareil électrique de la maison en petite antenne-relai. Un bonus qui sera sûrement apprécié par les quelque 70 000 électrosensibles recensés dans l'Hexagone. Dans un communiqué du 31 mai 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) classait les radiofréquences CPL comme « potentiellement cancérigènes ». Un risque sanitaire pris en compte par la Belgique et l'Allemagne, qui ont refusé le déploiement du compteur communicant sur leur sol. En Californie, un scandale sanitaire nourri de collusion entre médecins de l'OMS et fournisseur d'énergie a poussé les autorités à désinstaller nombre de ses « smart meters ».

Tignasse blanchie et regard en alerte, Roger est artisan-électricien. Sa spécialité : mesurer les champs électromagnétiques et proposer des installations moins polluantes. Face au Linky, le professionnel est démuni : « Linky émet des micro-impulsions, on parle de millièmes de seconde. Ça passe, ça s'arrête, et le courant est déjà 300 kilomètres plus loin. Mon appareil n'a pas le temps de mesurer ça. » ERDF avance les risques de piratage pour justifier l'absence de publication de données techniques sur le compteur. Argument pratique pour faire achopper les expertises indépendantes.

Durant sa phase d'expérimentation (2010-2011) dans les zones rurales d'Indre-et-Loire et de Lyon, des pannes à répétitions et plusieurs incendies ont été constatés. Depuis, plusieurs témoignages tendent à prouver que Linky n'a pas vraiment gagné en fiabilité. Journaliste scientifique, Annie Lobé [1] est une infatigable pourfendeuse du boîtier jaune. En Ariège, où la fronde anti-compteur grossit de semaine en semaine, elle raconte comment une habitante s'est vu installer le compteur durant son absence. « À son retour, le thermostat était en panne, bloqué pendant deux jours sur 15°. »

Lobé entend mobiliser et mettre en demeure le gouvernement d'abroger les articles de loi instaurant le Linky. Pour ce faire, un coup de pression doit être mis sur les maires, en première ligne en cas de pépin sanitaire ou d'accident. « Le maire de Loubaut (Ariège) a contacté les assurances pour savoir s'il était couvert en cas de problème avec le compteur. On lui a dit que non. Il a refusé le Linky [2]. »

La révolution du compteur intelligent permet au fournisseur d'énergie de fliquer le quidam via sa consommation électrique. Tel jour, telle heure, monsieur dame était présent à son domicile. Énième atteinte à la vie privée ? Qu'importe, avec l'état d'urgence, il n'est plus temps de mégoter. À une échelle plus vaste, Linky s'inscrit dans la logique du Smart Grind, réseau électrique intelligent qui nécessitera le traitement de milliards de données. Ce business du Big Data électrique, boosté par la transition énergétique, fait déjà saliver. Roger est catégorique : « ERDF a besoin d'argent et il y a des grandes firmes qui ont déjà fait savoir qu'elles étaient intéressées. Le fabricant de matériel électrique Legrand a annoncé sur Internet qu'il voulait collecter et exploiter ces données. » Autre bienfait de l'automatisation numérique : l'impécunieux se fera désormais couper le jus à distance. « Aujourd'hui, un technicien se déplace, constate que vous êtes dans la misère et vous laisse deux jours de délai, il met l'abonnement au minimum. L'ordinateur agira de manière mathématique : ce sera salut et au revoir. Et ça fait tant pour couper et tant pour remettre le courant. Voilà vers quoi on va. »


[1] Elle anime notamment le site santepublique-editions.fr.

[2] 53 communes ont déjà refusé Linky et son alias GRDF, « Gazpar ».

La Justice reconnaît le statut de lanceuse d'alerte à une inspectrice du travail

Laura Pfeiffer, inspectrice du travail, vient de remporter une manche dans la bagarre judiciaire qui l'oppose à l'entreprise Tefal depuis cinq ans. Ce 17 octobre, la cour de Cassation a annulé sa condamnation, en novembre 2016, pour violation du secret professionnel et pour « recel d'atteinte au secret des correspondances ». La fonctionnaire s'était vu infliger une amende de 3500 euros avec sursis. Son tort : avoir transmis à son syndicat des mails révélant des liens de connivence entre sa hiérarchie (...)

- En bref / , , ,

A Clermont-Ferrand, le succès d'une grande librairie reprise en coopérative par ses salariés

Ils n'étaient pas des experts en gestion, et pourtant ils l'ont fait. Après avoir été mal dirigée par un grand groupe, puis par un fond d'investissement, la librairie Les volcans, à Clermont-Ferrand, a été reprise en société coopérative (Scop) par douze de ses salariés. Quatre ans après cette opération, qui a bénéficié d'un fort soutien local, Bastamag est allé à la rencontre de ces libraires, papetiers et disquaires. Avec 44 salariés aujourd'hui, une quatrième année bénéficiaire, le succès de la librairie ne se (...)

- Inventer / , , , , , ,

Parution de "Rompre les rangs. Contre la guerre, contre la paix, pour la révolution sociale" (Hourriya cahier n°5)

Bonjour,

Un nouveau cahier de Hourriya, cahiers anarchistes internationalistes, vient de sortir. Pour toute commande, envoyez un mail à hourriya_fr@@@riseup.net.

« Jamais peut-être le monde n'a eu plus besoin du souffle vivifiant de l'anarchisme ; jamais la nécessité de briser la règle, la discipline, la loi, n'est apparue plus grande qu'aujourd'hui, » écrivait un compagnon à la veille de la Deuxième Guerre Mondiale. Aujourd'hui, les guerres, l'autre face de la paix ensanglantée des marchés, du progrès et de la production, continuent à ravager le monde, et peut-être aujourd'hui aussi, ce dont il y a besoin, c'est le cri strident de l'anarchie qui s'oppose à tout pouvoir, qui rompt les rangs des États totalitaires et démocratiques, qui scrute l'horizon pour arrêter le massacre là où il est produit.
La guerre, le contrôle, la répression, l'exploitation, la militarisation des esprits, la haine sectaire, le maelström technologique sont tous des aspects de cette domination en incessante restructuration, que ce cahier se propose d'analyser, en s'aventurant en même temps sur les chemins de l'action d'hier et d'aujourd'hui contre leur guerre… et contre leur paix.

168 pages – octobre 2018 - 2 euros

Sommaire

- D'une guerre à l'autre
- Contre la guerre, contre la paix. Éléments de lutte insurrectionnelle contre le militarisme et la répression
- La guerre moderne et ses contours
- La militarisation dans le Cône Sud
- Carnet de route
- Une projectualité face à la guerre (et face à la paix)
- Rubicon
- Sans détours. L'opposition des anarchistes italiens à la guerre aux États-Unis à travers la Cronacca Sovversiva

https://hourriya.noblogs.org/

Konstroy : Konstroy - ACTU (18 10 2018)

- Actu -  

14/10/2018

L'émission du 14/10, réalisée en direct du CICP pour la soirée de soutien à Quilombo est dispo >ici<.

Des photos sont dispo sur notre Fedigram ! (lien ci-dessous)

 

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Agenda Konstroy :

Dim 21 oct : Stylnox + Whodunit
Dim 28 oct : Musique

 

On y était...

 


 

 

 

 

 

France: la loi ELAN a été adoptée… En marche pour la précarité des locataires !

COMMUNIQUÉ / Droit Au Logement
Paris le 16 octobre 2018

La loi ELAN adoptée au Sénat: En Marche vers la précarisation des locataires, la marchandisation des HLM, le renchérissement des loyers et de l’immobilier…

La loi ELAN a été adoptée au Sénat cet après-midi, après un accord entre les conservateurs et LREM (La République En Marche).

Entre autres mesures régressives au plan social, ELAN signe la précarisation des locataires du privé et des HLM:

– Bail mobilité de 1 à 10 mois dans le privé appelé à remplacer dans les zones tendues et touristiques le bail commun renouvelable, afin d’alterner avec les locations touristiques (type Airbnb) plafonnées à 4 mois.

– Bail HLM révisable tout les 3 ans, afin de vérifier les bonnes conditions d’occupation (exit l’hébergement de la famille ou d’amiEs en difficulté, …).

Elle accélère l’expulsion des locataires les plus modestes qui sont dans l’incapacité de reprendre le paiement des loyers et seront dès lors exclus des dispositifs de prévention.

Elle prévoit l’expulsion en un mois des habitants de quartiers informels en Guyane, sans jugement et sur décision du préfet, visant 20 ou 30 % des habitations en Guyane.

Elle divise par 5 le nombre de logements neufs adaptés aux handicapés, réduit la qualité des logements construits, conforte les promoteurs, les spéculateurs et le BTP au détriment du logement social, des architectes ou de la qualité de la production…

Droit Au Logement (DAL) se mobilisera contre cette loi qui ne contient aucune avancée pour les mal logés et les locataires, et constitue la loi logement la plus rétrograde au niveau social depuis 32 ans.

DAL se réjouit néanmoins d’avoir empêché (sic) la criminalisation des squatters et d’avoir sauvegardé la trêve hivernale, grâce aux mobilisations unitaires du 1er et du 18 septembre, et à celles nombreuses du « collectif des 250 familles oubliées du logement » depuis le 4 juillet (blocus du ministère du Logement, campement à
Champs-Élysées/Clemenceau, manif devant le logement de fonction de Benalla, …).

UN TOIT C’EST UN DROIT !

Jacob Banks – Unknown (To You)

Avec Rochelle Grégorie sur l'histoire de l'ExisTrans et des luttes Trans'

Cette semaine on avait en plateau Rochelle Grégorie, elle est comédienne et elle est l'une des personnes à avoir initié la marche de l'ExisTrans ! Elle milite contre les lgbtphobies à SOS Homophobie et nous a parlé entre autres de l'ExisTrans, la marche des personnes trans et intersexes et de celles qui les soutiennent qui a eu lieu la semaine dernière. - Emissions / ,

Archive du jour : Le temoignage de Clara et Henri Benoit sur le massacre du 17 octobre 1961

En ce 17 octobre 2018, nous avons choisi de vous diffuser une archive sur la répression sanglante de la manifestation du 17 octobre 1961, avec les témoignages de Clara et Henri Benoît que nous avions enregistré en 2001. Pour allez plus loin vous pouvez écouter ces émissions : 17 octobre 1961 - les archives Hommage à Jean-Luc Einaudi La bataille d'Einaudi. Comment la mémoire du 17 octobre 1961 revint à la République, avec Fabrice (...) - Emissions / , , ,

La P'tite Blan et le concept store connecté Casino...

Depuis sa campagne où elle s'est mise au vert, la P'tite Blan nous parle de supermarché. Notre monde s'effondre… et Casino lance un nouveau concept store connecté ouvert 24h/24 et 7jours/7. - La p'tite Blan / ,

Changer de vie ? Les conseils de « CQFD »

Plutôt que de jeter le capitalisme avec l'eau du salariat en lisant ce sinistre dossier sur le « refus de parvenir », vous, lecteurs et lectrices, devriez suivre les glorieux exemples des changements de vie que nous offrent les vrais médias qui ne vous dominent pas pour rien.

On ne vous apprend rien, les médias, et donc les vrais Français, raffolent de la compétition et des success-stories. La gagne, il n'y a que ça de vrai. Et pourtant, force est de constater que de plus en plus de monde trouve son job peu épanouissant et rêve d'une autre vie qui aurait plus de sens.

Alors, plutôt que de vous complaire avec CQFD et celles et ceux qui refusent de parvenir, penchez-vous sur ceux-là qui « changent de vie » pour « donner un sens à leur existence » tant que ce sens demeure... la gagne. Par exemple, ce charmant couple de Belges dont France 3 nous fait partager l'intimité et les raisons de leur succès [1] : ils ne supportaient plus d'être de jeunes cadres dynamiques à Bruxelles et ont décidé d'ouvrir un hôtel en Normandie. Pourquoi pas ? Du moment qu'il s'agit d'un hôtel 4 étoiles ! Deux ans de travaux, trois enfants et « l'aventure continue ». L'important, évidemment, c'est de continuer, d'aller de l'avant, de ne pas se contenter de ce qu'on a, n'est-ce pas ?

Retrouver ce genre de discours dans la presse bizness et patronale est attendu. Et pourtant, c'est dans la presse féminine qu'on trouve les exemples les plus savoureux de ces aventurières des temps modernes qui osent « changer de vie ». Chez Marie Claire [2], le risque de changer de vie est « à assumer et à revendiquer ». Celui de vivre sans travailler ? Non, paresseux ! Celui de prendre un « nouvel envol professionnel » forcément « salvateur pour vos neurones ». La preuve ? « Les célébrités de la mode – top models, mannequins (sic) – en savent quelque chose. Elles poursuivent leur carrière au cinéma, dans les affaires, le textile... » Vous n'avez qu'à faire la même chose, bande de feignasses ! Et Marie Claire d'enfoncer le clou : « S'adapter deviendra alors votre leitmotiv. »

Adaptation, flexibilité, esprit d'entreprise

Vous, là, qui perdez votre temps à lire ce journal, prenez plutôt exemple sur cette Virginie Pham dont Cheek Magazine [3] nous dresse un portrait avantageux : cette grande rebelle a abandonné sa confortable position d'ingénieure nucléaire pour devenir « entrepreneuse dans le secteur cosmétique ». Car, bien évidemment, quitter le salariat ne vaut vraiment que si c'est pour se lancer dans l'entrepreneuriat, éventuellement bio et équitable pour faire chic.

Dans Madame Figaro [4], une quadra qui a osé changer de vie nous explique en substance que devenir patronne, c'est comme « devenir mère », ça change tout. Alors vous, les feignants de pauvres, inspirez-vous de Fanny Picard qui, à 45 ans, « après avoir évolué dans le secteur ultra-concurrentiel de la banque d'affaires et de l'investissement », a tout changé dans sa vie quand elle a lancé AlterEquity3p, « un fonds d'investissement éthique ». Avouez que c'est quand même plus classe que d'aller élever des chèvres dans le Tarn ou planter des choux sur une Zad !

Mais si par hasard, vous aviez déjà passé l'âge du boulot, sachez qu'il n'est pas trop tard pour changer de vie. Et cette fois c'est l'indispensable magazine des seniors, Notre Temps [5], qui nous l'explique dans un article judicieusement titré : « 60 ans, et si j'osais changer de vie ? » Après une rapide mise en garde de bon sens (« L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs »), c'est encore le discours de la gagne : « Réinventer son existence », « accepter de lâcher le passé »... Pour Mireille, 64 ans, ça a été un divorce et un remariage ! Pourquoi pas vous ?

Alors, les losers, plutôt que d'aller grogner dans la rue contre on ne sait quelle loi Travail, écoutez ce que les grands médias vous répètent à longueur de page et d'antenne : relevez vos manches, entrez dans la spirale de la gagne... changez de vie !

Julien Tewfiq

Parvenir, c'est trop dur

Macron, ce Kerviel qui boursicote en politique, voudrait qu'on s'attendrisse sur le sort des patrons – sans doute pour justifier tous les cadeaux que leur fait la loi Travail de Mme El Khomri. « La vie d'un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d'un salarié, il ne faut pas l'oublier. Il peut tout perdre, lui. Et il a moins de garanties. » [6] La grande solitude du calcul égoïste, présentée d'habitude comme un héroïsme de yuppie, nous revient là, tel un renvoi acide après un repas trop riche, sous forme de jérémiades. « L'entrepreneur se dit : est-ce que j'ai le droit de me tromper ? » Ce à quoi tout humain normalement constitué, qu'il appartienne à une communauté paysanne d'un pays du Sud ou à une coopérative ouvrière, pourrait répondre par cette évidence : on réfléchit mieux à plusieurs et les risques partagés sont moins lourds à porter…, à condition de partager aussi le fruit du labeur !

« Est-ce que si ça va mal demain, je pourrai m'adapter ? », s'émeut Macron, toujours dans la peau du pauvre patron. Et grâce à sa roublarde inversion, on découvre qu'il n'y a pas pire inadapté que l'antisocial paradigmatique qu'on s'évertue à donner en exemple aux travailleurs : leur chef. Qui souffre. « Quand on peut s'organiser de manière plus souple, on peut s'adapter », geint encore le ministre. Et là, on se pince : le jeune loup de la finance socialiste vient d'avouer tout haut ce que les ferrailleurs, les RSAstes débrouillards, les trimardeurs au black et autres aventuriers de l'activité informelle mettent en pratique tout bas. Fallait le dire !

Bruno Le Dantec


À lire aussi :


[1] France 3, « 13 h 15 » du 16/01/16.

[2] « Changer de vie : et si on osait tout plaquer ? », Marie Claire.

[3] « Le pure player féminin de la génération Y » (Comprenne qui pourra, Ndlr), Cheek Magazine, 14/09/15.

[4] « Ces quadras qui ont changé de vie », Madame Figaro, 14/10/13.

[5] « 60 ans : Et si j'osais changer de vie ? », Notre Temps, 14/09/15.

[6] Le sermon, ici en italique, a été prononcé par Emmanuel Macron sur BFM-TV, le 20 janvier 2016.

Socialistes, avec un grand H

J'avais pas eu le temps de finir complètement ma rédac sur les socialistes quand t'as ramassé les copies le mois dernier, CQFD. Et en plus : depuis ce jour-là, ils ont recommenc… Continué à se foutre de la gueule du monde, tavu ? À croire que c'est natif, chez eux. Qu'ils peuvent pas s'empêcher.

Un exemple, parmi moult [1] : le lundi 21 mars, le gouvernement que dirige l'un des leurs – le légendaire M. Valls (LLM.V) – a lancé, en assez grande pompe, et en présence de Mme Vallaud- Belkacem, ministre de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur (liste non exhaustive), une « Semaine d'éducation et d'actions contre le racisme et l'antisémitisme ».

Déjà, quand t'es dirigé par un quidam – LLM.V, donc – qui s'est naguère signalé à l'attention des masses en proférant que les Roms avaient selon lui « vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie » : faut du souffle, pour assumer d'être si moqueur. Mais là : de nouveaux records de foutage de gueule ont été battus.

Mme Vallaud-Belkacem a ainsi lancé que : « L'École, née un jour de l'universalité, doit être encore et toujours “un atelier d'humanité”. » (Sèche tes larmes : la suite est plus belle encore.) Puis d'ajouter, prise de lyrisme : « L'Histoire nous le montre, la lumière est toujours venue de l'exigence de l'Humanisme. »

Mais hélas – hélas, hélas : elle avait manifestement oublié de transmettre ces admirables consignes aux CRS qui avaient, trois jours auparavant, latté les étudiant.e.s de Tobliac (75013, Paris) qui avaient eu l'effronterie de se mettre en grève pour protester contre la réforme annoncée du droit du travail.

De sorte que son Humanisme, avec un grand H – comme dans Harrête-de-nous-prendre pour- des-con.ne.s – est assez immédiatement apparu pour ce qu'il était : une socialisterie. C'est-à-dire, rappelons-le : un verbiage creux et malséant, qui a pu tromper jadis quelques âmes naïves, mais qui échoue désormais à dissimuler que cette « gauche »-là nous inflige quotidiennement des méchancetés dont même l'autre droite envisagerait l'usage avec plus de circonspection.

Et quant à M. Valls, il s'est lui aussi dédié à l'éducation contre le racisme, en tweetant le 20 mars que : « Les actes anti-musulmans, ça commence par des mots. Ça finit par des crachats, des coups, du sang. »

Après quoi, il a posément dit – c'était le 23 mars, immédiatement après les attentats de Bruxelles – ces mots qui ont dû charmer l'ouïe de maints cracheurs anti-musulman.e.s : « Il appartient à l'islam, avec notre soutien, de faire la démonstration que l'islam est compatible avec la démocratie. »

J'avais pas fini ma rédac sur les socialistes : j'avais pas eu le temps de dire un peu distinctement à quel point ils me révulsent.


[1] On aurait pu aussi se gausser de Nostradamichelsapin, qui a encore annoncé, juste avant que ne tombe la nouvelle que les derniers chiffres du chômage étaient catastrophiques, qu'à son sens, « toutes les conditions » étaient « réunies pour une baisse du chômage » – et reconnaître que le sens du timing, lorsqu'il s'élève jusqu'à de si hautes altitudes, prend des allures de bel art.

Reworld Media, un groupe de presse contre le journalisme

Méconnu malgré le nombre important de publications papier et numériques qu'il contrôle, le groupe Reworld Media a récemment attiré l'attention en entrant en négociation avec le groupe italien Mondadori pour l'acquisition de ses magazines français tels que Grazia, Closer ou Télé-Star. À cette occasion, le communiqué d'une intersyndicale des salariés de Mondadori, ainsi qu'une enquête du Figaro sur les méthodes de Reworld Media, exposent des pratiques cohérentes avec les CV de ses dirigeants : résolument du côté du business et des annonceurs, où articles et lecteurs ne sont que contenus (idéalement sponsorisés) et cibles marketing.

Reworld Media, un groupe de presse français fondé en 2012, n'est pas le plus connu. Il ne figure pas sur la carte « Médias français : qui possède quoi ? » que nous réalisons en partenariat avec Le Monde Diplomatique, parce qu'il ne contrôle pas de média dit généraliste, ni de média à très large diffusion, mais essentiellement des magazines thématiques qu'il a rachetés notamment aux groupes Marie Claire et Axel Springer France en 2013, puis au groupe Lagardère en 2014 : le titre Marie France, des publications vendues aux caisses des supermarchés comme Télé Magazine, Vie Pratique, Gourmand, etc., et d'autres titres et sites spécialisés comme Auto Moto, Maison & Travaux, Football365, etc.

Depuis sa création, Reworld média a également racheté d'autres entités, comme Tradedoubler (en 2016), une société spécialisée dans le « marketing à la performance », qui consiste, pour les annonceurs, à ne rémunérer le support publicitaire qu'en fonction des résultats de la campagne publicitaire (une pratique réservée presque exclusivement aux publicités en ligne). Interrogé par le magazine CBNews [1] à la suite de cette opération financière, voilà ce que déclarait Pascal Chevalier, le président et co-fondateur Reworld Media :

Cette acquisition se fait dans le cadre de notre stratégie digitale. Cela partait du constat que les groupes médias ne sont pas forcément à 100% propriétaires du contenu [2]. L'on doit être capable d'agréger les contenus des autres à partir du moment où cela correspond à un objectif éditorial. Tradedoubler est un peu comme un outil qui va intégrer plus de 200 000 "petits" sites internet très affinitaires, soit 50 millions de visiteurs par mois en Europe. C'est beaucoup plus gros que Reworld Media en termes d'audience. L'intérêt est par exemple dans l'automobile, d'avoir la légitimité de notre marque Auto- Moto et, nous allons également pouvoir nous adresser aux gens qui aiment l'auto et la moto via des blogs, des petits sites internet ou une page Facebook.


Cette déclaration est incompréhensible si l'on prend les termes « contenu » ou « s'adresser » au sens habituel pour un groupe de presse : des articles qui s'adressent à des lecteurs. En ce sens habituel, les groupes de presse sont évidemment propriétaires du contenu qu'ils publient, et on ne voit pas bien comment ils pourraient « s'adresser à des gens qui aiment l'auto via des blogs ».

Mais tout s'éclaire lorsqu'on comprend qu'il s'agit, pour Pascal Chevalier et son « groupe média » de vendre à des annonceurs les audiences de ces « blogs, petits sites ou page facebook ». Autant de supports qui se financent par les espaces publicitaires que les annonceurs leur achètent via des sociétés comme Tradedoubling, à présent propriété de Reworld Media. Et autant de producteurs de « contenus » dont le groupe de Pascal Chevalier n'est effectivement pas propriétaire. Le discours tout à fait honnête de son président ne laisse donc aucun doute sur les activités du groupe Reworld Media : utiliser l'audience captée par des publications papier ou numériques pour la vendre aux annonceurs.


« Le publi-rédactionnel » poussé à l'extrême

Il s'agit bien sûr d'une activité standard pour un journal ou un groupe de presse dont le mode de financement est la publicité. Mais, dans la majorité des groupes de presse, cette logique entre en concurrence avec d'autres objectifs qui nécessitent de conserver une étanchéité au moins apparente entre les fonctions éditoriales et publicitaires. Qu'il s'agisse de stratégies d'influence ou de la contribution à « l'image de marque » d'un groupe industriel, le pôle commercial ne peut (pour l'instant) ouvertement prendre le contrôle éditorial de titres comme Le Figaro ou Le Monde par exemple. Cela n'empêche pas le premier de faire régulièrement la publicité, dans ses colonnes, pour les avions de chasse de son entreprise-mère le groupe Dassault [3], ni le second de produire de temps à autre d'authentiques articles publi-rédactionnels [4], c'est-à-dire de faire rédiger par ses journalistes des articles louangeurs sponsorisés par un annonceur [5].

Mais chez Reworld Media, il semble que la logique commerciale de (très) court terme ne rencontre aucune résistance : on investit dans une audience, et ce qu'on appelle « projet éditorial » désigne en fait la cohérence, du point de vue des annonceurs, entre les caractéristiques des publics de différentes publications qui proposent des espaces publicitaires. Et, de fait, il semble que les aspects journalistiques, déjà bien maltraités par l'encadrement de nombre de médias dominants, n'ait aucun droit de cité à la tête de Reworld Media : sur la section du site internet qui présente l'équipe dirigeante de l'entreprise, on trouve beaucoup de diplômes d'école de commerce et de carrières dans les directions de différentes entreprises (y compris quelques médias), mais aucun profil de journaliste.

On comprend donc la réaction hostile des journalistes des magazines français du groupe Mondadori à l'annonce de l'entrée en négociation avec Reworld Media pour la cession de ces magazines [6]. Dans un courrier adressé à la direction du groupe italien, l'intersyndicale écrit :

Vous le savez, Reworld Media a une réputation exécrable. Ce n'est pas véritablement un éditeur de presse. Comme l'affiche la page d'accueil de son site, il a pour objectif premier, à travers le « branding » et la « performance », la « conversion pour les annonceurs ».

Marie France ou les titres Lagardère repris en 2014 par Reworld n'ont plus de rédaction. Des agences de production de contenu conçoivent et réalisent les magazines. Et les services transversaux sont largement externalisés. Il s'agit de faire des journaux sans journaliste et sans les métiers qui y sont habituellement associés.

La quasi-totalité des salariés transférés par Lagardère chez Reworld ont été empêchés de faire leur métier, poussés dehors au bout de quelques mois. Les témoignages que nous avons recueillis font ressortir une grande brutalité managériale et un profond mépris pour la presse et les journalistes.


Les témoignages évoqués dans ce courrier recoupent ceux recueillis par Le Figaro dans l'article « Les méthodes radicales du nouveau propriétaire de Closer et Grazia » (réservé aux abonnés) [7].

Cet article rapporte que « sur les 150 salariés des magazines cédés par [Lagardère], 78 sont partis chez Reworld. Un an plus tard, seuls neuf étaient encore en poste ». Puis Le Figaro précise que pour la rédaction d'articles web, « ces journalistes ont été remplacés par de jeunes "chargés de contenus", parfois sous statut d'auto-entrepreneurs », qui « ont des objectifs de production de l'ordre de cinq articles par jour minimum ». Quant aux magazines papier, à l'exception d'Auto Moto, il sont tous réalisés par « des agences spécialisées dans les magazines "clés en main", comme Relaxnews, la Fabreek, BenchMedia ou Com'Presse », ce qui explique que les rédacteurs en chef de Reworld Media qui supervisent la fabrication de ces magazines puissent s'occuper de trois titres à la fois…


***


Les pratiques de Reworld Media, orientées uniquement vers la satisfaction des annonceurs et dépouillées de toute ambition journalistique, même feinte, rendent flagrantes les conséquences dangereuses de la financiarisation des médias, que nous pointons et combattons régulièrement dans nos articles : mépris des journalistes et des conditions de travail nécessaires à la réalisation de leur travail, tromperie des lecteurs dont l'audience et les données personnelles sont en fait les produits commercialisés par Reworld Media auprès des annonceurs qui sont ses seuls clients, et parasitage de titres qui ont obtenu une certaine renommée, sans doute bientôt menacée par l'indigence de « contenus » publiés à la chaîne.

L'existence de Reworld Media, et la taille acquise par ce groupe en seulement 6 ans d'existence, montrent que cette financiarisation gangrène maintenant une très grande partie de l'espace médiatique.

Il semble essentiel de rappeler qu'il n'y a là aucune évolution naturelle ou inéluctable : les acteurs jouent dans le cadre des règles qui ont été mises en place par les pouvoirs publics au cours des dernières décennies. Il est donc possible de changer ces règles, d'enrayer la financiarisation des médias et d'instaurer un autre écosystème médiatique [8].


Guy Francis


[1] « CB News (Communication & Business News) est un magazine français consacré à la communication, la publicité, au marketing et aux médias » selon sa page wikipédia.

[2] C'est nous qui soulignons.

[4] Tout comme Le Figaro d'ailleurs, comme nous l'avions montré par exemple dans l'article « Pour la Saint-Valentin, Le Figaro déclare sa flamme aux annonceurs ».

[5] Notamment avec la fondation Louis Vuitton, en 2014 au moment de l'inauguration du musée de Bernard Arnaud, sans mention de la rétribution allouée au journal par la fondation pour la publication de ces quatre pages dithyrambiques. Puis cette année, dans l'édition du 3 octobre du Monde, avec un supplément réalisé par le service culture du journal, portant cette fois la mention : « Ce supplément est réalisé dans le cadre d'un partenariat avec la fondation Louis Vuitton ».

[6] Il s'agit, entre autres, de Grazia, Closer, Sciences et Vie, Biba.

[7] Notamment les témoignages d'anciens salariés de Reworld : « La régie prend tous les contrats possibles en cassant les prix. Les salariés sont surchargés de travail » ; ou encore « Le manque de sens épuise les gens qui ne se sentent pas considérés. Le turnover dans la boîte est terrible ».

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S.A.V. : S.A.V. sur Radio Canut : Emission du 16 octobre 2018

Retour aux nouveautés punk/indie/hardcore ! Au programme : trois titres des excellents post-punkeux canadiens de Crack Cloud, deux extraits du nouveau LP de Marbled Eye, le retour de l’anglais grognon avec Suburban Homes, du hardcore bien speed (U-Nix, Vanilla Poppers) ou sous perfusion Minutemen/Big Boys (Deodorant), de la pop locale (Sierra Manhattan), une bonne dose d’indie (Missing Pages, Primo, Rex Wonderful and the Silk Sheets), les punks néerlandaisEs de Pig Frenzy et la musique bruitiste des teenagers/teenageuses de Bleeders. Le tout, à écouter et à télécharger à partir des liens ci-dessous (playlist à la suite) :



Pour télécharger l'émission, cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous" - en cas de problème, répéter la même opération depuis la page suivante)

Playlist :

CRACK CLOUD : Swish swash
MARBLED EYE : Idle hour
SUBURBAN HOMES : Magazine
VANILLA POPPERS : A stranger
U-NIX : Nerve + Society’s victim 2
BLEEDERS : Kinkster
MISSING PAGES : Long way down
DEODORANT : Boast
CRACK CLOUD : Bastard basket
PRIMO : Ticking off a list
SIERRA MANHATTAN : Maggle
REX WONDERFUL AND THE SILK SHEETS : Circles
PIG FRENZY : I don’t need you
CRACK CLOUD : Cap cloak
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