Rétablir la vérité / Justice pour Adama

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Photo



Revenu d'existence : « Vivre mieux avec moins, et surtout retrouver le sens de nos vies »

Le revenu d'existence fait irruption dans le débat public. Nombreux sont les responsables politiques à le reprendre, mais en y accolant des objectifs bien différents. On ne peut penser cet outil indépendamment du projet de société dans lequel il s'inscrit, rappellent les co-auteurs du Manifeste pour une Dotation inconditionnelle d'autonomie. Car derrière le revenu d'existence, c'est la répartition des richesses et du travail, la réappropriation des productions et des services publics, qui doivent être (...)

- Débattre / , , ,

[infolettre] En attendant d'être tous coffrés...

Salut à toi camarade distronaute !


Alors que le sinistre de l'intérieur, du désencerclement brutal, des flashballs chirurgicaux, du fichage de masse et de l'état d'urgence, devient chef d'esquadrille les Bérus se font coffrer... coïncidence ?
Une chose est sûre, des deux nouvelles une seule est la bonne, et se trouve de nature à apporter un peu de sourire au pied du sapin.

Donc oui, tu l'auras compris, les coffrets Bérurier Noir sont arrivés à LaDistroy. Ainsi que les rééditions des Rats (en vinyle et CD).

On ne va pas s'étendre sur le sujet, here are les nouveautés...
LES NOUVEAUTES


Bérurier
Noir - Coffret 1986-1989 (5xLP) (Ed 2016)Bérurier
Noir - Coffret 1983-1985 (Ed 2016)Bérurier Noir - Intégrale Mouv'ment d'la
jeunesse
Les Rats- Zarma et Craoued (LP)Les Rats - Tequila (LP)Les Rats - C'est bien parti pour ne pas
s'arranger !! (LP)

Les trois références des Rats existent aussi en CD...

 
Toujours Dispo

Rayon vinyle
 
Latwal - st
(LP)Brassen's not dead - Volume 4 (LP)Justin(e) - D+/M- (LP)
Guerilla Poubelle - Amor Fati (LP)Ludwig
Von 88 - prophètes et nains de jardin (2xLP)Ludwig Von 88 - Thorfin Le Pourfendeur (EP)


 
Rayon CD

 
Ludwig
Von 88 - Houlala 3 L'heureux tour (éd 2016)Ludwig
Von 88 - Houlala (édition 2016)Brigitte Bop - Les gens aiment bien
Brassen's not dead - Volume 4Bérurier
Noir - Viva Bertaga (2xCD, éd 2016)Bérurier Noir - Concerto pour détraqués
(édition 2016)


Rayon lecture...
 

Philippe Vérole - Voyage au bout de l'ennuiLe club des punks contre l'apocalypse zombie
(Karim Berrouka)Big
Up Girls ! (#4)
 
L'histoire des
Slits (Zoë Howe)Jello Biafra - Que la farce soit avec vousSur
la route avec les Ramones - Monte A Melnick et
Frank Meyer


 
RESTOCK
Principe habituel du chapitre... on en avait plus, on en a de nouveau !
 


LaTwal - Shtil di nakht (EP)Latwal - Homo sapiens (EP)Toxic Waste - En dépit du bon sens (LP)
 
Loran XXX + Brassen's not dead - la mauvaise
réputation (EP)Les Ogres de Barback - Comment je suis devenu
voyageur (2xLP)Les Ogres de Barback - Vous m'emmerdez
(2xLP)
Et pour finir

Comme d'hab, n'hésitez pas à jeter un oeil aux rubriques spéicifiques :
- Ca peut faire plaisir
- Coups de coeur du moment
- Kids
- La liste des t-shirts dispo par taille
- La liste des groupes référencés


Vendredi LaDistroy sera à Toulouse (un petit groupe de jeunes joue les vedettes au bikini), les commandes passées jeudi et vendredi seront donc expédiées lundi.


Salutations distroyées !
abFab / LaDistroy

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Barbès Blues au temps du couvre-feu (51) / Farid Taalba

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Barbès Blues au temps du couvre-feu (épisode précédent)

– Allez, cesse de te ruminer les mandibules ! Je te l’ai déjà dit : ils ne font que passer. A force de les reluquer, tes yeux vont se révulser. On dira de toi : voici le mejdoub qui s’est fait piquer par l’insecte ; le pauvre, maintenant il vit et parle sans raison, il a un nid de criquets dans la tête !

– Tu peux parler, c’est toi qui as attiré mon attention sur eux ! Et pour me casser le moral !

– Il fallait bien que tu vois ce que, de toute façon, tu aurais fini par constater en descendant du train. Pleurer ne sert à rien devant la vérité. La seule chose que je peux te rappeler est cette parole du grand Yahia : « Evite soigneusement ce qui n’est pas toi, puis détache-toi de ce qui est tien. Le monde entier, depuis son commencement jusqu’à la fin, ne vaut pas une heure de tristesse. ». Allez parlons plutôt de ton arrivée. Qui va venir t’accueillir à la gare.

– J’imagine qu’il y aura mon père, mon frère cadet, peut-être ma mère, et puis mes oncles ! C’est ce que je me plais à m’imaginer ; seule celle que je veux vraiment voir ne sera pas là pour m’accueillir. Mais le moment viendra, je me tiendrai, il ne faut pas bousculer l’ordre des choses pour de futiles caprices comme on dit. J’ai déjà attendu cinq ans alors une heure, deux, trois ou une journée, combien ça pèse dans la balance, hein ?! Là, je peux te dire que je suis détaché par rapport au temps d’attente. Ton grand Yahia m’aurait donné raison.

Le maître se garda de lui répondre. Madjid le relança : « Alors qu’en aurait pensé le grand Yahia ?

– Il aurait sans doute dit : comme au fou, ne réponds pas à l’amoureux qui ne vit que dans la lumière de son aveuglement!

– Alors disons seulement que j’aurais eu seulement cinq minutes de tristesse, pas une heure.

– Oui mais, cinq minutes de ta vie par rapport au commencement et à la fin du monde entier ça fait quand même beaucoup !

– Oh, tu me tournes en bourrique là ; je ne te suis plus, incorrigible blagueur !

– Blagueur mais heureux pour toi ! Je vais t’apprendre la chanson Mani oh mani.

« Voilà qu’il remet ça, s’émut en silence Madjid, il lit à l’intérieur des gens qu’il dorme ou qu’il soit éveillé ! » ; avant de clore en s’adressant au maître d’un aplomb plein de diplomatie : « Allez, il faut que j’aille préparer mes bagages. Nous allons entrer en gare, voilà le voyage se termine. Maintenant ça ne sert à rien de discuter, il faut faire face, n’est-ce pas ?! Mano oh, mani. Qu’est-ce donc qui se dégage à l’horizon là-bas ?».

« Absolument, le complimenta le maître, tu as tout emballé ce que je voulais te faire comprendre. Tu peux maintenant aller chercher tes valises sans crainte. Le chemin s’ouvre devant toi. ».

« Tu ne peux pas la boucler, eut envie Madjid de le réprimander mais il préféra simplement conclure : « Bismi Llah ! », avant de s’engager dans l’allée où s’étaient levés d’autres voyageurs, la tête dans le turban, en plein turbin ! Passant devant les militaires en permission, il les ignora comme s’ils n’eussent point été présents quand une voix le rattrapa comme un lasso autour du cou d’une bête : « Madjid, Madjid Digdaï, si ce n’est pas dieu possible ! Quelle coïncidence ! ».

En entendant son nom prononcé dans un accent parisien qui le surprit au milieu de ses compatriotes en chéchias et burnous, Madjid se retourna et, n’en revenant pas lui-même, il bégaya : « Jean, Jean, Jean-Louis Hurst ! Ce n’est pas vrai, c’est bien toi ?!

– Ben oui c’est mézigue ! Et c’est quoi ce déguisement avec lequel tu t’es nippé. Tu croyais que je n’allais pas te reconnaître.

– Et toi qu’est-ce que tu fais dans cet uniforme ? Tu n’es plus instituteur ? ».

Jean-Louis se leva et alla serrer la main de son ami à qui il put glisser dans l’oreille : « Je me suis engagé. Mais c’est pour la bonne cause. Ils m’ont envoyé dans ton bled et voilà que je tombe sur toi. Je suis heureux, soulagé même de te retrouver. En te voyant, je peux enfin dire à quelqu’un que c’est terrible ce qui se prépare ici, mon vieux. Ne reste pas ici, retourne à Paris, ça va cogner dur. Et je ne suis pas sûr de tenir longtemps. ».

Madjid s’agrippa à son bras, décontenancé : « Comment ça pour la bonne cause ? Comment ça terrible ?

– Je n’ai pas le temps de t’expliquer. Ne reste pas ici, c’est tout ! Moi-même, dès que je peux, je prends le désert.

– Pourquoi tu veux aller dans le désert ?

– C’est une façon de parler, je t’expliquerai. ». Puis soupçonnant Jean-Louis de lui cacher quelque chose, ou plutôt parce qu’il recherchait confirmation de ce qu’il avait cru bien comprendre, Madjid revint à la charge : « Tu vas déserter… ». D’une voix de stentor, Jean-Louis lui coupa aussi sec le micro : « Allez, va, tu ne vois pas qu’on bloque le passage ! Et mes félicitations pour ton mariage.

– Comment sais-tu que je vais me marier ?

– A Paris, tu m’as toujours ressassé que, quand tu reviendrais au pays, ce serait pour te marier. Je me trompe ?!

– Non, finit par lâcher Madjid, incrédule, emporté par la cohorte de voyageurs qui s’impatientaient avant de lui lancer d’un souffle d’une douceur émouvante, détachée, mais aussi pleines d’appréhensions : « Bien à toi. Reste en paix, que dieu te garde.

– Embrasse mon père quand tu reviendras à Barbés. Promets le moi !

– Oui, oui, je … ». Mais, Madjid n’eut pas le temps de finir sa phrase, disparaissant devant la file qui l’expulsa dans le compartiment où étaient entreposés les bagages. Il était encore sous le choc de sa rencontre inouïe, son cerveau suait comme au hammam et le brouhaha général acheva de lui donner le tournis. Il s’adossa contre ses valises et attendit que le compartiment se désencombre le plus rapidement possible. Sur ce, arriva le maître qui lui dit : « On allait se quitter et nous n’avons pas pensé à te dire où tu pourras me joindre. N’oublie pas, je suis au café de l’Etoile, dans la rue de Chellata. Tu n’as pas oublié ? Sinon, tu demanderas.  

– Non, je me souviens, c’est là que cheikh Mouloud faisait l’écrivain public. J’y accompagnais parfois mon père.

– Parfait. Aller, je file, moi j’ai un mariage aujourd’hui même ! Toi, ce sera bientôt ton tour. Reste en paix !

– Pars en paix ! », murmura Madjid alors que le maître descendit le marchepied qui, une fois le pied posé sur la terre battue du quai, se retourna vers lui. Le maître lui adressa un grand sourire et, bougeant la tête à la manière des danseurs qui prennent leur pied pendant que ses mains feignaient de frapper sur un bendir, il fredonna avec un sourire en coin : «  Mani oh, mani ! ». Puis il disparut du châssis de la portière de desserte, abandonnant Madjid à ses valises. Ce dernier les fixa, ressentit une grande fatigue sous le coup de la chaleur qui lui fit baisser la tête un instant, puis, se ressaisissant, d’un coup d’œil vif et déterminé, il scruta par défi le morceau de ciel qu’encadrait le châssis de la portière et chantonna à son âme qui s’ouvrait comme la bouche d’un fleuve se jetant dans l’immensité de la mer et des cieux :

– Mani oh ! Mani Quelle vallée as-tu là ?

– Frère ah ! Mon frère C’est là que se résout le diwan

Procès en appel Luxleaks : mobilisation pour les lanceurs d'alerte

Condamnés en première instance par la justice luxembourgeoise, les lanceurs d'alerte Antoine Deltour et Raphaël Halet qui ont révélé le scandale Luxleaks ont décidé de faire appel. Leur délit : avoir dévoilé des accords secrets passés entre des multinationales et l'administration fiscale luxembourgeoise par l'intermédiaire de cabinets de conseil, pour éviter de contribuer à l'impôt dans les payés européens où ils ont leurs activités. Plusieurs associations et syndicats appellent à soutenir Antoine Deltour et (...)

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« Football Leaks » : quand Pascal Praud justifie l'évasion fiscale et les pressions sur les journalistes

Pascal Praud est surtout connu comme journaliste sportif, fonction qu'il a exercée durant 22 ans sur TF1 avant de rejoindre en 2010 RTL et i-Télé. Il est aujourd'hui l'animateur de « On refait le match » sur RTL, ainsi que de « 13h Foot » et « 20h Foot » sur i-Télé. Depuis 2014, il anime également une courte chronique quotidienne (« Le Praud de l'info ») sur RTL, billet d'humeur d'environ une minute durant lequel il donne son point de vue sur un fait d'actualité au cours de la matinale d'Yves Calvi [1].

Le samedi 3 décembre, il recevait, dans « 13h Foot » [2], Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, invité à s'exprimer à propos des « Football Leaks », révélations d'un consortium de journalistes portant notamment sur une vaste affaire de fraude et d'évasion fiscales dans le monde du football et impliquant des stars de premier plan, parmi lesquelles Cristiano Ronaldo, soupçonné d'avoir dissimulé plus de 150 millions d'euros au fisc espagnol [3].

Mais après des débuts que l'on pourrait considérer « normaux », l'interview de Fabrice Arfi prend rapidement un cours surréaliste, avec un Pascal Praud qui va successivement remettre en question les éléments constituant les « Football Leaks », laisser entendre que frauder le fisc est une pratique justifiée lorsque l'on a beaucoup d'argent et, last but not least, affirmer qu'il est normal que les journalistes à l'origine de l'affaire subissent des pressions.

Une belle leçon de journalisme et d'indépendance, que le propriétaire d'i-Télé aura sans doute appréciée à sa juste valeur.

« Un discours de morale »

Après une courte introduction, au cours de laquelle le co-présentateur de « 13h Foot », Julien Pasquet, résume l'affaire des « Football Leaks », l'interview de Fabrice Arfi commence avec une première question de Pascal Praud qui cherche à « comprendre » comment le journaliste de Mediapart et ses confrères ont pu obtenir ces informations :

- Pascal Praud : « Fabrice Arfi vous allez tout nous expliquer parce que c'est quand même extrêmement complexe, quand Julien [Pasquet] parle de 18 millions de documents que vous avez dû traiter pendant un an, ce qui nécessite quand même une infrastructure et des collaborateurs, et ce consortium de médias, on a également du mal à comprendre. Donc comment on peut expliquer votre démarche et comment vous avez eu accès à ces documents ? »

Fabrice Arfi répond à la question de Pascal Praud, non sans avoir auparavant salué « tous les salariés de cette chaîne [i-Télé] qui se sont battus courageusement pour une certaine idée de l'information et de l'indépendance dans notre pays », et conclut sa réponse en insistant sur la gravité des faits établis par les « Football Leaks » :

- Fabrice Arfi : « Quand quelqu'un qui porte des valeurs de solidarité dans un sport magnifique, le foot, comme Cristiano Ronaldo, qui dissimule 150 millions d'euros dans les paradis fiscaux, c'est de l'argent qui échappe à la richesse des nations, aux services publics, aux écoles, aux crèches, à ce qui finance, avec notre argent, les stades, les routes pour y aller ».

Il est alors interrompu par Pascal Praud :

- Pascal Praud : « J'entends Fabrice, j'entends ce discours qui est un discours de morale et on peut l'entendre… »

Remettre en cause des pratiques illégales, ici la fraude et l'évasion fiscales est donc, selon Pascal Praud, « un discours de morale ». Étrange déclaration, à laquelle Fabrice Arfi réplique :

- Fabrice Arfi : « Non non c'est un discours factuel. »

- Pascal Praud : « Oui mais c'est moral… »

- Fabrice Arfi : « Non, ce sont des faits. »



Le journaliste d'i-Télé ne poursuit pas sur cette voie. Et il fait plutôt bien, sinon nous n'aurions pas manqué de souligner que sa conception de ce qui est « moral » et de ce qui ne l'est pas semble être à géométrie variable, lui qui est très préoccupé par les deniers de l'État et dénonce régulièrement les dépenses publiques « inutiles » au cours de ses chroniques sur RTL, comme le 2 novembre dernier où il s'en prenait vivement aux « Comités Théodule », ces « trucs de l'administration avec un titre bien ronflant » qu'il faudrait supprimer car ils coûtent « 27 millions d'euros » et que « ce serait toujours ça d'économisé ».

Changement de braquet donc dans son échange avec Fabrice Arfi, avec un passage soudain du domaine de la morale à celui de la justice, puisque Pascal Praud tient à préciser « qu'aujourd'hui il n'y a aucune instruction judiciaire qui est ouverte » et donc « qu'on peut avoir quand même pour le moins une forme de présomption d'innocence sur les gens » dont les noms apparaissent dans les « Football Leaks ». Ce qui lui vaut une nouvelle réponse cinglante d'un Fabrice Arfi qui semble déjà commencer à s'agacer :

- Fabrice Arfi : « Il ne vous a pas échappé qu'on n'est pas juges. »

Rappeler le principe de la présomption d'innocence ? Pourquoi pas. Mais on va rapidement se rendre compte qu'il ne s'agissait pas pour Pascal Praud de se poser en défenseur du droit et de la loi, mais plutôt de tenter de délégitimer Fabrice Arfi et ses confrères à l'origine des « Football Leaks » et de défendre, coûte que coûte, les stars du football mises en cause.


« L'évasion fiscale, c'est un sport national »

Ainsi, alors que le journaliste de Mediapart évoque, un peu plus tard au cours de l'entretien, l'une des sources à l'origine des révélations et s'en prend à la « haute finance », il est en effet de nouveau interrompu par Pascal Praud, qui lui pose alors une question des plus… surprenantes :

- Fabrice Arfi : « [Cette source veut] faire le ménage dans ce sport, le foot, qui a été cannibalisé en quelque sorte par une haute finance cupide et rongée par l'appât du gain… »

- Pascal Praud : « Bon. L'évasion fiscale, c'est un sport national, et international, manifestement. Bon. Est-ce que les gens qui ont pratiqué cette évasion fiscale ont le sentiment de l'avoir fait dans les règles ? »

Lors du premier visionnage de l'interview, nous avons eu du mal à comprendre cette question. Fabrice Arfi aussi visiblement, qui reste muet suite à l'intervention de Pascal Praud, lequel tente alors de reformuler les choses. Voici l'intégralité de l'échange :

- Pascal Praud : « Si j'ose dire. Est-ce que c'est des montages financiers comme il en existe, j'imagine hein, quand on a beaucoup d'argent on se dit "tiens je vais essayer de passer à travers les mailles du filet…" »

- Fabrice Arfi : « Ah on se dit ça quand on a beaucoup d'argent ? »

- Pascal Praud : « Quand on a beaucoup d'argent oui je pense que effectivement, les gens qui ont beaucoup d'argent disent "tiens je vais mettre de l'argent en Suisse je vais mettre de l'argent en Belgique, je vais essayer d'échapper à l'impôt". »

- Fabrice Arfi : « Ah oui ? »

- Pascal Praud : « Bah vous le savez bien quand même, Fabrice ! Que ils sont… J'imagine quand tu gagnes énormément d'argent tu as beaucoup de… »

- Fabrice Arfi : « C'est de la morale inversée ça… »

- Pascal Praud : « … beaucoup de conseillers fiscaux, vous entendez bien ce que je comprends, c'est une réalité Fabrice, ne jouons pas sur les mots. »

Malheureusement pour Pascal Praud, à Acrimed, nous sommes très joueurs. Nous l'avons donc pris au mot et sommes allés vérifier si la tolérance dont il semble faire preuve à l'égard d'individus se rendant coupable de fraude fiscale, d'évasion fiscale ou, plus généralement, de détournement d'argent, était une constante chez lui. Et nous n'avons pas été déçus du voyage [4].

Le 15 septembre 2016, lors du procès de Jérôme Cahuzac, Pascal Praud n'avait pas de mots assez durs pour condamner l'ex-ministre des Finances et la procureure, coupable à ses yeux d'un réquisitoire trop bienveillant : « Elle a réclamé trois ans de prison ferme à l'encontre de Jérôme Cahuzac. Mais pardonnez-moi de le dire comme ça : trois ans, c'est rien. Il encourait jusqu'à sept ans de prison. Qu'est-ce qu'il faut faire pour avoir le maximum de la peine pour fraude fiscale et blanchiment ? […] Mais aux États-Unis il prendrait des années de prison ! Al Capone est tombé pour fraude fiscale, il avait pris dix-sept ans. »

Un peu plus tôt, le 5 juillet 2016, c'est à Agnès Saal, ex-directrice de l'INA convaincue de détournement de fonds publics, qu'il s'en prenait avec vigueur, ironisant sur la faiblesse de la sanction interne prise à son encontre : « Dans quelle entreprise un salarié qui a volé la société à hauteur de 40.000 euros, condamné, retrouverait-il son bureau après six mois de mise au piquet ? Quelle crédibilité pour Agnès Saal, quelle dignité pour le service public, quelle image pour le ministère de la Culture, et quel exemple pour nous les Français ! […] Le cas Agnès Saal révèle l'état d'esprit de ceux qui nous dirigent : l'exemplarité, c'est toujours pour les autres ».

Etc. [5]

De toute évidence, selon Pascal Praud, il y a fraude et fraude. Si ce sont des ministres, ex-ministres ou hauts fonctionnaires qui sont mis en cause, c'est intolérable et inexcusable. Soit. Mais si ce sont des footballeurs, des dirigeants de clubs, des entraîneurs ou des agents, il faut essayer de les comprendre : après tout, quand on est riche, il est normal que l'on tente « d'échapper à l'impôt » et il peut même arriver que l'on pratique l'évasion fiscale tout en étant de bonne foi et en pensant « respecter les règles ».


« Pardonnez-moi de me faire l'avocat du diable »

Et ce n'est pas tout. Si l'évasion fiscale serait quelque chose que l'on peut comprendre, il est en revanche permis de douter des méthodes d'investigation des journalistes à l'origine des « Football Leaks ». Après tout, est-ce bien légal ?

- Pascal Praud : « Les sources ! Les sources ! Elles sont légales ou illégales ? C'est-à-dire que si c'est un hacker, c'est illégal. »

- Fabrice Arfi : « Il est possible qu'une source ait commis un acte illégal… »

- Pascal Praud : « Oui… »

- Fabrice Arfi : « … mais ce n'est pas nous. Nous ne l'avons pas commandité. La jurisprudence de ce point de vue là est constante. »

Raté.

Mais il en faut plus pour arrêter Pascal Praud, qui va ensuite mettre en doute la véracité même des informations révélées dans les Football Leaks car après tout, le monde du football est « incroyablement surveillé ». Cela commence par une remarque faussement naïve :

- Pascal Praud : « Pardonnez-moi de me faire l'avocat du diable, si j'ose dire, mais ce qui est amusant… enfin intéressant dans ce que vous dites ce matin c'est que… vous dites "ce sont des faits", et il n'y a aucun… aucune limite, aucune prudence, aucune… même de dire "bah on a peut-être été abusés", il y a peut-être des… » [Il ne termine pas sa phrase.]

Remarque à laquelle Fabrice Arfi, de plus en plus agacé, répond sèchement :

- Fabrice Arfi : « C'est le propre du journalisme quand on enquête. Après si vous voulez dire que le ciel est vert, vous pouvez. »

Mais Pascal Praud n'en démord pas, a fortiori lorsque le journaliste de Mediapart confirme que la France ne sera pas épargnée par les « Football Leaks » :

- Pascal Praud : « Non mais parce que là je peux vous donner un témoignage personnel puisque j'étais dans un club de football [6]. Et je vous l'ai dit tout à l'heure en préparant l'émission : c'est incroyablement surveillé ! C'est-à-dire que… à l'extérieur, les gens, les gens ont une image du football en gros "tous pourris". C'est ça. Bon. […] Et quand vous avez une expérience de l'intérieur bah vous vous apercevez que c'est incroyablement réglementé, surveillé… »

Cette fois-ci, c'est l'un des « chroniqueurs football » de l'émission, David Aiello, de Yahoo sports, qui tente de raisonner un Pascal Praud visiblement emporté par sa volonté de défendre coûte que coûte le monde du football, et notamment le football français. S'ensuit un échange durant lequel « l'avocat du diable » Pascal Praud s'empêtre dans une défense de plus en plus maladroite tout en prodiguant à ses confrères des leçons de « précision » :

- Pascal Praud : « […] Et quand vous avez une expérience de l'intérieur bah vous vous apercevez que c'est incroyablement réglementé, surveillé… »

- David Aiello : « C'est réglementé Pascal mais ça n'empêche pas la fraude : le Paris Saint-Germain a été condamné, l'Olympique de Marseille a été condamnée, les deux plus grands clubs français ont été condamnés pour des affaires de fraude économique… »

- Pascal Praud : « Mais, mais, mais… »

- David Aiello : « … ou fiscale parfois. »

- Pascal Praud : « Non, non, c'est… »

- David Aiello : « Si… »

- Pascal Praud : « C'est c'est c'est… »

- David Aiello : « Bah si, le Paris Saint-Germain a été condamné, et l'Olympique de Marseille une enquête est en cours… »

- Pascal Praud : « Faut être précis dans ces cas-là, ce n'est pas forcément de l'évasion fiscale pour… »

- David Aiello : « Du détournement de droit à l'image du côté du Paris Saint-Germain… »

- Pascal Praud : « Voilà, c'est, c'est… Chaque dossier mérite d'être précisément euh… instruit. »

Avocat du football-business ou journaliste ? De toute évidence Pascal Praud a choisi, ce que va malheureusement confirmer la dernière partie de l'interview [7].


« C'est normal qu'il y ait des pressions sur les journalistes »

Quelques secondes après cette mémorable séquence, David Aiello demande à Fabrice Arfi si les journalistes qui ont enquêté sur les « Football Leaks » ont subi des pressions. Ce qui ne manque pas de faire réagir un Pascal Praud désormais en roue libre :

- David Aiello : « Vous n'avez pas eu de pressions ? »

- Pascal Praud : « Non mais ils s'en fichent des pressions Mediapart. C'est normal qu'il y ait des pressions. Mais c'est normal ! »

- Fabrice Arfi : « Ah bon ? »

Oui, vous avez bien lu. Et ce n'est pas fini. Fabrice Arfi explique en effet que des pressions ont bel et bien été exercées, entre autres via des lettres, venues de cabinet d'avocats, exigeant des journalistes qu'ils dénoncent leurs sources et renoncent à publier leurs informations, mais aussi une procédure judiciaire en Espagne visant à empêcher toute publication et à saisir les documents des « Football Leaks ». C'en est trop pour Pascal Praud :

- Pascal Praud : « Les pressions, bah elles existent et c'est la base des journalistes [sic] et, alors pas celle que vous venez peut-être de dire, il y a des pressions qui sont parfaitement inacceptables et notamment lorsque l'intégrité des journalistes est mise en cause ou en tout cas est attaquée, mais en revanche des pressions c'est la vie quotidienne d'un journaliste et c'est, j'ai envie de dire c'est à lui simplement de pouvoir y résister. »



Oui, vous avez bien lu (bis). Et ce n'est pas fini (bis), puisque Pascal Praud va continuer à banaliser, voire justifier les pressions sur les journalistes, en toute confraternité bien sûr, s'attirant de nouveau quelques sèches répliques d'un Fabrice Arfi qui semble ne pas croire ce qu'il est en train d'entendre – et on le comprend :

- Pascal Praud : « […] Mais en revanche des pressions c'est la vie quotidienne d'un journaliste et c'est, j'ai envie de dire c'est à lui simplement de pouvoir y résister. Mais que les gens fassent pression pour faire avancer leur opinion de l'autre côté, voilà ça ça… »

- Fabrice Arfi : « Il n'y a pas besoin de pression, il suffit de la donner l'opinion. »

- Pascal Praud : « … voilà c'est… vous savez comment ça se passe. Non mais il y a toujours des pressions ça c'est, c'est une tarte à la crème la pression sur les journalistes, un président, lorsqu'il appelle, lorsqu'il appelle un journaliste pour dire "tiens voilà et caetera" il fait passer son message et puis c'est au journaliste de… »

- Fabrice Arfi : « Ce n'est pas une pression ça, c'est un coup de fil. »

Pascal Praud décide alors de mettre soudainement un terme à l'entretien. Mais c'est plus fort que lui, il ne peut s'empêcher de provoquer une dernière fois Fabrice Arfi, après avoir fait semblant de rendre hommage à son travail :

- Fabrice Arfi : « Ce n'est pas une pression ça, c'est un coup de fil. »

- Pascal Praud : « Bon. On va parler en revanche… D'abord merci d'être venu. »

- Fabrice Arfi : « Merci à vous, merci pour l'invitation. »

- Pascal Praud : « Et vraiment il faut féliciter votre travail que l'on peut écouter et lire sur Mediapart, le prochain épisode c'est ces prochains jours, bien évidemment. »

- Fabrice Arfi : « Dès cette nuit, voilà, […] et il y en aura durant la semaine… »

- Pascal Praud : « Ça se vend bien comme ça, en teasing. »

- Fabrice Arfi : « Hein ? »

- Pascal Praud : « C'est une série, c'est un feuilleton, ça peut se vendre bien. »

- Fabrice Arfi : « Absolument c'est un feuilleton, un peu comme la presse du 19ème siècle. En même temps 18 millions de documents c'est compliqué à sortir d'un coup. »

- Pascal Praud : « Bieeeen sûr. »

Fin de la leçon de journalisme.


***


Pascal Praud aura donc réussi, en une quinzaine de minutes, à faire la démonstration de l'étendue de son talent en se plaçant résolument du côté de ceux qui tentent de jeter le discrédit sur les « Football Leaks » et les journalistes qui ont révélé ce scandale, le tout sur un ton souvent hautain, voire méprisant. Ce qui n'empêche pas le journaliste de tenter, à plusieurs reprises au cours de l'interview, d'arracher un « scoop » à Fabrice Arfi, de préférence à propos de clubs et/ou de joueurs français [8].

Pascal Praud avait brillé par son absence, et son silence, durant la grève à i-Télé, de toute évidence peu concerné par la mobilisation de ses collègues contre les lubies de l'actionnaire et de la direction de la chaîne. Après le visionnage et l'analyse de cette séquence consacrée aux « Football Leaks », on comprend mieux pourquoi.

Un journaliste qui défend la fraude et l'évasion fiscales lorsqu'elles sont pratiquées par d'autres que des ministres ou des hauts fonctionnaires [9], qui remet en question l'intégrité de ses confrères au prix de petits arrangements avec la vérité sans toutefois oublier d'essayer d'obtenir une information qui fera le « buzz », et qui estime qu'il est « normal » qu'un journaliste subisse des pressions n'est-il pas, après tout, le journaliste rêvé de Vincent Bolloré ?


Julien Salingue


Post-scriptum : Alors que cet article était rédigé, nous avons appris que le Football Club de Nantes, club dans lequel Pascal Praud a exercé les fonctions de Directeur général délégué, venait d'être à son tour mis en cause dans l'affaire des « Football Leaks ». Ceci expliquerait cela ?


[1] Il anime également depuis peu une émission de débat sur i-Télé : « L'heure des pros ».

[2] La séquence peut être visionnée ici (17 premières minutes de l'émission).

[3] Voir le dossier consacré aux « Football Leaks » sur le site de Mediapart (articles payants).

[4] Signalons, même si cela va sans dire, qu'il ne s'agit pas ici de défendre les individus mis en cause par Pascal Praud mais de souligner les indignations à géométrie variable de ce dernier.

[5] On aurait également pu mentionner la chronique du 5 avril 2016, dans lequel c'est Thomas Thévenoud et sa « phobie administrative » qui sont la cible de Pascal Praud.

[6] Pascal Praud a été, de 2008 à 2010, directeur général délégué du Football Club de Nantes.

[7] Le cas de Pascal Praud n'est pas isolé, comme on pourra le vérifier à la lecture de nos articles consacrés aux relations incestueuses entre journalisme sportif et sport professionnel.

[8] Par exemple :
- Pascal Praud : « Vous ne pouvez rien nous dire aujourd'hui sur ce plateau sur ce qui arrive dans trois semaines ? »
- Fabrice Arfi : « Non, par définition nous gardons nos exclusivités pour nos lecteurs. »
- Pascal Praud : « D'accord. Est-ce que des joueurs français ou des entraineurs français sont concernés ? »
- Fabrice Arfi : « Absolument. La France ne sera pas exclue du champ des révélations de Football Leaks… »
- Pascal Praud : « Ce n'est pas la même question : la France ou des Français ? »
- Fabrice Arfi : « Des Français, des joueurs français… »
- Pascal Praud : « Des joueurs français à l'étranger ou la France en France ? »
- Fabrice Arfi : « Des joueurs français à l'étranger, des clubs français, des joueurs étrangers jouant en France… Y'en aura pour tout le monde… »

Et plus tard :
- Pascal Praud : « Dans les révélations à venir, vous dites des Français concernés, mais vous dites des clubs français également. Des clubs français ? »
- Fabrice Arfi : [Oui, mais attendez et vous verrez !]
- Pascal Praud : « Est-ce qu'il y a des clubs français concernés ? Fabrice, est-ce qu'il y a un club français concerné ? »
- Fabrice Arfi : [Il y a des histoires qui concernent des clubs français.]

Enfin :
- Pascal Praud : « Des stars françaises, parmi les joueurs les plus connus ? [rires (nerveux ?) de Fabrice Arfi] Non mais attendez, moi je ne vais pas citer de noms mais chacun peut les avoir euh… chacun peut les avoir. »

[9] On pourra se reporter aux chroniques de Pascal Praud sur RTL pour mesurer l'étendue – et le caractère sélectif – de ses indignations.

Entre déclassement réel et préjugés fantasmés, cette France rurale qui se réfugie dans l'illusion du vote Le Pen

Dans la Manche, le vote en faveur du Front national a gagné du terrain lors des élections de 2015. Dans ces villages entre plages et bocages, délaissés par les activités économiques et désertés par les services publics, le sentiment d'abandon et de relégation attise les frustrations et les rancœurs. Une situation qui rend les habitants sensibles aux discours du FN, pointant du doigt des boucs émissaires ou rejetant en bloc « les élites ». Paroles de commerçants, d'ouvriers ou d'agriculteurs qui se (...)

- Décrypter / , , , , ,

LA FRANCE PUE RADIO SHOW 06/12/2016

Playlist :

Coche Bomba (F) / The Spelling Mistakes (NZ) / The Wrong Men (NZ) / Grossel (F) / Dyspnea (Pologne) / 3000 Lanzas (Argentine) / Krigshog (Japon) / Wasteland (NZ) / The Kludgers (NZ) / Condenada (US) / Sin Orden (US) / Frustration (F) / Silence (US) / Zu (Italie) / Pord (F) / Riposte (F) / Street Hunt (NZ) / Sticky Filth (NZ) / Bullets In (US) / Black Cross (US) / FreedomxYouth (Malaysie) / Oi Polloi (Ecosse-Finlande) / Missing Teeth (NZ) / Coffee Rage (NZ) / War Coma (UK) / Ura (Espagne)/ Las Flores Del Mal (Chili) / Mongoloid (US) / DSM (NZ) / Garage Fodder (NZ) / Diskontrol (Brésil)/ Chorygen (Pologne)/ Anti-Cimex (Suède) / Blank Slate (F) / Y2Kaos (NZ) / Days Of Desolation (Belgique)

Qui sera le prochain?

adama

Caen: Rencontre nationale en solidarité avec les migrantes, 21 et 22 janvier 2017

Rencontre nationale en solidarité avec les migrantes, le 21 et 22 janvier 2017 à Caen (Normandie) à l’appel de l’Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions.

Qui sommes-nous?

L’AG de lutte contre toutes les expulsions est un collectif constitué en 2013 à Caen. Face à la multiplication des expulsions des centres d’hébergement d’urgence, nous avons décidé de nous organiser collectivement entre expulsé-e-s et personnes solidaires afin de lutter par l’action directe contre les politiques anti-sociales, la  spéculation immobilière et la xénophobie d’Etat. Nous militons pour la liberté de circulation et d’installation, un logement pérenne et décent pour toutes et tous, des papiers pour toutes et tous ou pas de papiers du tout. Depuis 2013, l’AG a ouvert, à Caen, une dizaine de squats d’habitation.

Pourquoi cette rencontre?

Avec le «démantèlement de la Jungle de Calais», l’Etat français s’est employé à déplacer de force environ 10 000 personnes (dont des mineur-e-s isolé-e-s) avec la collaboration de certaines associations qui font de la gestion de la misère, leur fond de commerce. Les expulsé-e-s de la «Jungle» ont été disséminé-e-s dans des CAO, voire dans des CRA. D’autres se retrouvent dans des villes portuaires (Dieppe, Le Havre, Caen, Cherbourg, Roscoff, Brest) ou ailleurs, en situation extrêmement précaire. Tout ceci a contribué à l’éclatement des liens de solidarité qui s’étaient progressivement constitués. Localement, s’il est difficile de sortir de l’urgence quotidienne, nous sommes bien conscient-e-s qu’il est nécessaire de prendre du recul par rapport à la situation actuelle et d’avoir un discours politique global. Pour ces multiples raisons, l’AG de lutte contre toutes les expulsions invite les collectifs et personnes en lutte en solidarité avec les migrant-e-s à une Coordination Nationale à Caen, samedi 21 et dimanche 22 janvier 2017.

Objectifs

S’organiser collectivement et horizontalement entre collectifs et personnes en lutte, en solidarité avec les migrant-e-s.
– Offrir un espace de discussions, d’échanges, de débats autour de nos différentes expériences de luttes locales (démantèlement de Calais, passages à Vintimille, création des CAO, envois en CRA, etc.).
– Partager les outils d’information, connaissances juridiques et ressources (traduction, etc.).
– Permettre aux collectifs et/ou individus de se rencontrer pour  ressortir avec des perspectives communes.

Programme ouvert et modifiable

Samedi 21 janvier

9h30 : Accueil café/thé
10h00 – 11h30 : Présentation des collectifs et personnes présentes en AG plénière
11h30 – 13h30 : Discussion thématique en sous-groupes
– Thématique 1 : Comment faisons-nous face aux problématiques auxquelles nous sommes confronté-e-s localement, en cherchant à aller au delà de l’aide matérielle?
– Thématique 2 : Comment s’organiser, sur des bases égalitaires, entre personnes solidaires et personnes migrantes?
– Thématiques 3 et 4: Libres en fonction des propositions des collectifs et personnes présent-e-s.
13h30 – 15h00 : Repas
15h – 16h00 : Retour des groupes thématiques en AG plénière
16h00 – 19h00 : Activité à confirmer
20h30/21h : Repas et Soirée-concerts

Dimanche 22 janvier

9h30 : Accueil café/thé
10h – 13h : Elaboration de perspectives communes
13h : Repas
15h : A voir en fonction des envies des personnes présentes

Nous assurerons, avec d’autres collectifs:
– Cantines prix libre
– Salle de discussion (d’une capacité d’au moins 150 places)
– Salle de concert
– Hébergement
– Coin brochures et matériels: ramenez vos brochures, tracts, affiches, fichiers à partager, clés USB, etc.

Pour vous accueillir dans les meilleures conditions, nous vous demandons une réponse sur votre participation samedi et dimanche (nombre de personnes, de repas, besoins en hébergement et traduction) le plus tôt possible et au plus tard le mercredi 4 janvier en nous
renvoyant un mail.

Faites tourner l’info!

AG de lutte contre toutes les expulsions
ag-contre-expulsions [at] laposte [point] net
Tel: 06.24.43.58.77
https://agcontrelesexpulsions.wordpress.com/

Bolloré, la presse et les poursuites « homéopathiques » en diffamation

Jeudi 1er décembre se tenait l'audience en appel du procès intenté à Basta ! par Vincent Bolloré, qui s'estime diffamé par l'un de nos articles sur l'accaparement de terres dans les pays du Sud. C'est bien sûr son droit le plus élémentaire de porter plainte, mais ce procès pose une fois de plus la question de l'énergie déployée par le PDG du groupe Bolloré pour empêcher les médias de rendre compte de certaines de ses activités.
L'avocat de V. Bolloré a pourtant affirmé lors de l'audience que celui-ci ne (...)

- Chroniques /

Quel avenir pour la presse indépendante ?

Loin de la sinistrose ambiante, le secteur de la presse en ligne vit une véritable ébullition. Lancement de nouveaux titres, consolidation de modèles rentables, expériences éditoriales novatrices... Pour la septième Journée de la presse en ligne, le Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne – dont Basta ! est membre – vous propose d'explorer ce nouveau monde, vendredi 9 décembre à la Gaité Lyrique, à Paris. Voici le programme.
Oui, la presse est bien un secteur d'avenir ! C'est ce dont (...)

- ça bouge ! /

Gisquettes' Talks #53 - Emission du 2 Décembre 2016 - Interview Against Weaknesses + live acoustique

Podcast, tracklist et liens.
Tracklist :
Against Weaknesses - Cold
Visionatica – She Wolf
Helion Prime – Life Finds A Way
Adora – Save Yourself
Kalidia – Lies' Device
Against Weaknesses - I love you (but i hate you) live acoustique
Eclipses for Eyes – Sharks
Temperance – Save Me
Halocene – Sometimes
The Pretty Reckless – Zombie
Against Weaknesses – Wear Me Out
Paramore - Misery Business
The veronicas - 4ever

 

Gisquettes' Talks #53 - Emission du 2 Décembre 2016 - Interview Against Weaknesses + live acoustique
"Against Weaknesses, créé en Octobre 2012, est un groupe de metal alternatif dont les membres fondateurs, encore actifs, sont Xavier Le Sang (guitariste), Jérémy Gruchy (bassiste) et Harold Untersee (batteur). Plus tard, Aw accueille Jeanne Brun Eidelman (chanteuse) et Nicolas Cathou (guitare rythmique).

Le groupe s'est construit autour de la commune de Montreuil-sur-Ille, au nord de Rennes, dans un registre orienté metal alternatif avec des influences issues du metal mais aussi du rock alternatif."

Liens :
https://www.facebook.com/AgainstWeaknesses/

Pour télécharger le podcast, cliquez sur l'article.

L'hyper concentration de terres aux mains d'une « élite » n'épargne aucun pays européen

Le phénomène d'accaparement des terres agricoles s'accélère en Europe au détriment des petites fermes qui ne cessent de disparaitre. C'est le constat alarmant tiré par un nouveau rapport de l'organisation Transnational Institute basée à Amsterdam. Les grandes exploitations – supérieures à 100 hectares, selon la définition d'Eurostat – ne représentaient que 3,1 % de l'ensemble des fermes européennes en 2013, mais elles contrôlent la moitié des terres agricoles en Europe ! Dans le même temps, les trois quarts (...)

- En bref / , , ,

Frais de port

Attention changement important sur la boutique : les frais de port sont ajoutés à la validation du panier paypal (à savoir  : de 0 à 9,9 € d’achat = 0€ de port, 10€ à 49,9€ = 5€ de port, de … Lire la suite

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Facteurs en milieu rural : un métier de service public en grande souffrance

La Poste n'a pas attendu François Fillon, qui annonce vouloir supprimer 500 000 postes de fonctionnaires s'il était élu, pour mener un immense plan social. Face aux réorganisations incessantes et aux suppressions d'emplois, les facteurs, qu'ils soient fonctionnaires ou salariés de droit privé, éprouvent désormais le plus grand mal à mener à bien leurs missions de service public. De son côté, la direction considère que les dimensions sociales du travail des facteurs, en milieu rural notamment, doivent (...)

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La meute des éditocrates

Contribution publiée dans L'intérêt général, la revue du Parti de Gauche (numéro spécial « Les médias ») [1].

Non répertoriée dans les catégories professionnelles de l'INSEE, l'éditocratie existe bel et bien : c'est un ensemble à bords flous, mais relativement stable, qui englobe quelques dizaines de personnages reconnaissables aux fonctions qu'ils remplissent : éditorialistes, chroniqueurs, intervieweurs (toutes fonctions à mettre également au féminin), ils ont en commun d'être des professionnels du commentaire.

La plupart d'entre eux ont fréquenté de « grandes » écoles et, souvent, de « prestigieuses » écoles de journalisme, comme on les qualifie communément. Leurs atouts culturels les prédisposent à un confortable conformisme qui, pourtant, ne leur suffit pas pour entrer dans le microcosme et jouer ses jeux : il leur est recommandé de surcroît (même si ce n'est pas toujours indispensable) de disposer de bonnes relations sociales ou de bénéficier du parrainage de l'un de leurs aînés.

La personnalité de chacun d'eux est évidemment irréductible à ses origines et à son parcours : à chacun sa carte de visite et son pedigree, sa sensibilité politique et un art particulier, mais sur le fond gris de leur commune appartenance, distribuée en plusieurs variétés.


Spécialistes et polyvalents

Formés à la politique en version Science Po, ils ressassent une vulgate électoraliste (puisque c'est aux élections que se réduit pour eux la question démocratique) et privilégient les affrontements partisans et les compétitions politiciennes, au détriment des enjeux sociaux des projets et des programmes. Journalistes politiciens, ils sont, surtout par temps préélectoral (c'est-à-dire pratiquement en permanence), flanqués de sondologues (qui lisent dans les entrailles des sondages tout ce qui leur passe par la tête) et de communicants (qui « décryptent » les postures, les « petites phrases » et les jeux de rôle). Ils ont tous quelque chose d'Alain Duhamel, le grand ancêtre de Jean-Michel Aphatie (RTL, puis Europe 1, puis France info) et de quelques autres. Ce sont des pourvoyeurs de politique dépolitisée.

Férus d'économie (orthodoxe donc libérale), ils rêvent que le marché pense pour nous et se chargent de parler pour lui. Quelques mots de leur langue automatique résument cette « pensée » révélée : « la dette » (et non son origine et sa finalité), « les chiffres du chômage » (et non la vie des chômeurs), « le coût du travail » (et non les surcoûts des profits), les « charges sociales » (plutôt que les « cotisations sociales »), les « impôts » (plutôt que leur usage). Ils ont tous quelque chose de François Lenglet (France 2), de Dominique Seux (France Inter) ou de Nicolas Doze (BFM-TV). Ce sont des zélateurs d'économie désocialisée.

Ces drones filment le monde vu d'en haut et délèguent aux journalistes « ordinaires » les enquêtes que l'on dit « de terrain », notamment sur les questions sociales qu'ils résolvent en puisant dans la réserve de prêt-à-penser dont ils sont eux même les fournisseurs. À la sociologie dont ils ont parfois reçu de vagues rudiments au cours de leurs études (et qu'ils se sont empressés d'oublier), ces chroniqueurs préfèrent l'essayisme (auquel succombent – hélas ! – nombre de sociologues estampillés comme tels) des penseurs à grande vitesse - une tribu dont ils font eux-mêmes partie quand ils écrivent des livres qui leur valent de bénéficier des comptes rendus et des invitations de leurs confrères.

Les éditocrates du journalisme politique et du journalisme économique ne sont pas les seuls. Au sommet de la corporation trônent les éditocrates-éditorialistes, commentateurs polyvalents qui, non contents de cumuler les fonctions des précédents, dispensent à tout propos leurs leçons. Dans la presse d'opinion (mais quelle presse ne l'est pas ?), les directeurs de rédaction ou leurs auxiliaires impriment leur marque à la marque dont ils défendent un peu partout les couleurs : Arnaud Leparmentier pour Le Monde, Christophe Barbier pour L'Express, Franz-Olivier Giesbert pour Le Point, Yves Thréard pour Le Figaro et quelques autres décorent un pluralisme anémié.

Adversaires mais complices, les éditocrates en chef sont des adeptes du journalisme de fréquentation qui scelle leur appartenance au cercle des dominants (qui se baptisent eux-mêmes comme « l'élite »). Non contents, pour certains d'entre eux, de partager dîners en ville, croisières et vacances, ils s'honorent de se retrouver au sein d'un club – Le Siècle – qui réunit des politiques de presque tous horizons, des hauts fonctionnaires, des industriels et des banquiers, et qui accueille les éditocrates les mieux cotés : en toute discrétion puisque aucune information ne sort de leurs rencontres...



Chargés d'entretiens et de débats

Ce n'est pas tout. Les éditocrates, qu'ils soient spécialistes ou polyvalents, peuvent être également chargés d'entretiens et/ou de débats.

Les éditocrates-intervieweurs (parfois présentateurs des Journaux télévisés ou des « matinales » des radios), commentateurs engagés et éditorialistes masqués, méritent qu'on s'arrête sur leurs œuvres : « Qu'ils accompagnent docilement leurs invités ou qu'ils se confrontent parfois violemment à eux, les intervieweurs sont devenus de véritables acteurs du débat public » [2]. Ce sont même des organisateurs de spectacles dans lesquels ils tiennent souvent le premier rôle : « forts avec les faibles, faibles avec les forts », arrogants et agressifs avec ceux qu'ils nomment les « petits candidats » ou avec les syndicalistes qui résistent aux licenciements et aux contre-réformes et complaisants (avec parfois un zest d'impertinence) avec les syndicats qu'ils disent réformistes, les grands partis et le patronat.

Les éditocrates-animateurs arbitrent des débats pour lesquels ils choisissent des invités à ce point interchangeables que ce sont fréquemment les mêmes. À deux, cela donne « Le match des éditorialistes » (selon le titre d'une émission d'i-Télé qui conviendrait à bien d'autres programmes). La rivalité ritualisée de quelques titulaires simule la confrontation des idées, quand elle ne s'abîme pas dans le consensus des rivaux associés ou des associés rivaux. Ainsi prospèrent les « débats vraiment faux » qu'évoquait déjà, en 1996, Pierre Bourdieu dans Sur la télévision. Parfois, l'éditorialiste-animateur n'arbitre pas seulement des duos, mais – comme dans l'émission « C dans l'air » sur France 5 – il garnit le plateau de quelques éditocrates en vue et de quelques experts quasi-inamovibles. Ainsi va le pluralisme.


Cadrage et dépossession

Jaloux de leurs petites différences, les éditocrates les protègent et se protègent, traçant ainsi le périmètre des opinions dignes d'être discutées : les leurs. De tous les pouvoirs qu'ils exercent, le plus nocif est sans doute leur pouvoir de cadrage des problèmes : leur pouvoir de problématisation. Les exemples sont nombreux. Le « problème du chômage », chiffré, n'est pas vraiment celui des chômeurs. Le « problème du travail » et de sa valeur est rarement celui de la souffrance au travail. Le « problème de l'Europe » est celui du « toujours-plus » (europhile) ou du « un-peu-moins » (« souverainiste »). Le « problème de l'immigration » est celui qu'il pose ou poserait aux Français, plutôt que ceux qui se posent aux immigrés. Le « problème du communautarisme » absorbe celui des minorités discriminées, hâtivement désignées comme des « communautés ». La liste est longue et chacun peut la compléter.

Ainsi sont enserrés les débats légitimes. Ainsi sont dépolitisée la politique, désocialisée l'économie, reléguées les classes populaires que, privé des ors de l'éditocratie, le journalisme d'enquête, dans les meilleurs des cas, tente de comprendre. Certes, la domination qu'exercent les éditocrates en tous genres et dans toutes leurs fonctions n'est pas absolue. Convaincante pour les convaincus, révoltante pour les révoltés, elle ne s'abat pas uniformément sur tous les publics. Souvent, les classes populaires ignorent ou méprisent les ébats et les débats des professionnels du commentaire. Mais des échos, même assourdis, parviennent à les atteindre. Et la domination éditocratique confirme et conforte leur dépossession.


Henri Maler (illustration de Clément Quintard)


Article publié dans le numéro de décembre 2016 de L'intérêt général, la revue du Parti de Gauche (numéro spécial « Les médias »)

- Au sommaire du numéro :



- Pour commander le numéro (5 euros) : Le Parti de gauche, 20-22 rue Doudeauville, 75018 Paris et/ou écrire à : revue@listes.lepartidegauche.fr


[1] Décembre 2016. Sommaire et modalités d'achat en fin d'article.

[2] Médiacritique(s) n°21, octobre-décembre 2016.

Quand on prend le ballon

On n’avait pas encore abordé ce thème, mais le voilà, qui nous tient à cœur ! Faire du sport ce n’est une obligation pour personne, mais faire en sorte que chacune ait réellement le choix de bouger son corps comme … Continue reading

Londres (Angleterre): parution de la 14e édition du Squatters Handbook

À la fin du mois d’octobre 2016, la 14e édition du « Squatters Handbook » anglais est parue. Ce guide du squat qui a notamment inspiré « Le squat de A à Z » (l’équivalent français) existe depuis 1976, publié depuis 40 ans à Londres par l’Advisory Service for Squatters.

Cette nouvelle édition est particulièrement importante puisqu’il s’agit de la première update depuis l’arrivée en 2012 d’une sévère loi anti-squat qui criminalise pratiquement tout squat de logement (la loi ne concernant pas le squat de locaux commerciaux ou administratifs).

Sur plus de 110 pages, de nombreux détails pratiques et légaux sont donnés, afin d’ouvrir au mieux des squats sur les territoires anglais et gallois (la loi étant différente en Écosse et en Irlande du Nord).

Le Squatters Handbook ne coûte que £2, avec des possibilités d’en obtenir à plus bas prix pour les collectifs de squat et autres infokiosques. Si êtes à Londres, passez directement à Whitechapel pour le prendre. Sinon, écrivez une lettre, un email, ou appelez par téléphone, enfin trouvez un moyen de le demander.

Pour tout contact (in English):
– Adresse physique: Advisory Service For Squatters, Angel Alley, 84b Whitechapel High Street, London E1 7QX, Angleterre.
– Téléphone: 020 3216 0099
– Fax: 020 3216 0098
– Email: advice@@@squatter.org.uk
– Site web: squatter.org.uk

Emission radio : Quartiers et Prisons

L’envers du dé́cor (suite) : dans le Vaucluse et le Pas-de-Calais !

il y a maintenant bientôt trois ans que nos organisations ont décidé ensemble de lutter contre l’extrême droite, ses idées et ses pratiques. Depuis le lancement de la campagne, le 29 janvier 2014, et notre volonté de travailler ensemble auprès des militant-e-s, au plus près des salarié-e-s, des initiatives communes ont été organisées sur tout le territoire, dans les régions.

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Secours Pop'

Les Pères Noël verts permettent aux enfants, aux jeunes, aux familles, aux personnes âgées ou isolées, de fêter Noël et la nouvelle année dans la dignité.
Grâce à eux, depuis 1976, le Secours populaire peut proposer aux enfants et aux familles en difficulté : des jouets, des livres, des colis alimentaires festifs... sans oublier des parades, sorties, spectacles, places de cirque ou d’évènements sportifs, goûters, repas au restaurant… partout en France, mais aussi au-delà des frontières, grâce au réseau associatif du Secours populaire dans le monde.
Et si vous deveniez un père Noël vert ! Avec le Secours populaire, donnez un coup de main au Père Noël !

La hotte du SPF

Pour mener à bien cette mission, les Pères Noël verts multiplient les activités solidaires permettant de collecter des dons financiers, des jouets neufs et des produits gastronomiques.
En effet, cette période de l’année, particulièrement difficile, doit être un moment de fête pour tous !
Chaque année, avec la montée de la pauvreté, la tournée des Pères Noël verts est de plus en plus difficile, c’est pourquoi, le Secours populaire invite chacun à soutenir cette grande campagne de Noël à  l’occasion des initiatives organisées, pour apporter un peu de chaleur, de réconfort et de dignité aux personnes en difficulté, de plus en plus nombreuses à franchir les portes de l’association.
Pour les bénévoles, il existe de nombreuses manières de s’engager, selon les disponibilités, par exemple : en déposant des tirelires chez les commerçants, en participants aux stands paquets-cadeaux à la sortie des magasins, en collectant des denrées alimentaires festives dans les grands surfaces ou encore en organisant des arbres de Noël.

Les Pères Noël verts sont aussi soutenus par les entreprises, fondations et personnalités.
152 000 enfants ont reçu un cadeau grâce au SPF en 2015
Afin d'amplifier la mobilisation pour les fêtes de fin d’année pour l'année 2016, le Secours populaire lance un mini-site "Devenez Père Noël vert".

Hollande jette l’éponge

hollande-nr

Cet article Hollande jette l’éponge est apparu en premier sur Polémix et la voix off.

sous pression! #321

artiste – album – titre

coupe gorge – split avec the hammer – sombre désespoir
traitre – dors bien – un noeud
syndrome 81 – la dans la oi! vol 2 (comp) – contre vents et marées
tachanka – vengeance de classe – une histoire qui finira mal
taulard – les abords du lycée – 31/12/00
les ordures ioniques – kick la cacanne – faux départ
les secrétaires volantes – méconium – le rock c’est la santé
ultraptérodactyle – la plage – j’ennuie les gens
fortune cookie club – l’autre – acadb (all cops are douchebags)
ultima neurona – ¿donde esta la diversion? – quiero
ultima neurona – ¿donde esta la diversion? – una cerveza
gerbia – lâche l’école – tirez le messager
rixe – coups et blessures – larmes de crocodile
durs coeurs – durs coeurs – les mêmes histoires
tulamort- (album à venir) – toujours rien
maltodorzo – pire qu’hier, mieux que demain – t’en fais pas pour moi
mayday – comme une bombe – comme une bombe
les parias – foutu merdier – rengaine
charly fiasco – chroniques d’un temps détourné – théatre de la nuit
skuds and panic people – lâchez les bombes – partisan
oth – réussite – interdit aux chiens

clic droit pour télécharger l’émission

coupe

coupe gorge – coupegorge.bandcamp.com


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Pour les victimes de torture, mieux vaut ne pas se réfugier en France

Contrairement aux allégations du Front national, qui évoque « la submersion migratoire dont notre pays est victime », l'Hexagone fait partie des pays où les chances d'obtenir l'asile sont les plus faibles. En 2015, la France a rejeté 67 % des demandes, contre 47 % en moyenne en Europe. Elle est le 25ème pays, sur 32, en taux d'octroi, alors qu'elle n'a reçu qu'une faible proportion (5,6 %) de l'ensemble des demandes de protection. En 2015, sur 24,5 millions de personnes contraintes à fuir leur pays à (...)

- En bref / ,

Etats-Unis : victoire des Sioux face au projet d'oléoduc qui menace leurs terres

Les Sioux de la réserve de Standing Rock, dans le Dakota du Nord, viennent de remporter une grande victoire le 4 décembre. Depuis le 1er avril, ils ont établi un camp de résistance pour bloquer un projet d'oléoduc, le Dakota Access Pipeline d'une longueur de 1800 kilomètres, qui menace des sites culturels ancestraux et leurs sources d'eau. Le 4 décembre, le Corps des ingénieurs de l'armée américaine a annoncé qu'il refusait à la société pétrolière un permis de forage sous la rivière Missouri. La (...)

- En bref / , , , ,

IKERASAK - Demo cdr 00 (Plastik culture)












Pourquoi Ikerasak n'en est resté qu'au stade de la démo? Pourquoi quand on tient en France un groupe de qualité, c'est jamais pour longtemps? C'est sans doute parce qu'Ikerasak était juste une side projet et que les membres avaient déjà bien assez à faire avec leur groupes respectifs à savoir, Romeo is bleeding, Scornless, Curtiss ou Stranded. Rien qui ne vaille selon moi la peine de mettre de coté Ikerasak, mais ça c'est une histoire de goût...
Ikerasak n'aura enregistré que ce mini Cd sorti sur le label d'un des guitaristes, Plastik culture. La pochette est imprimée sur papier calque et il en existe une deuxième version que personnellement, je trouve moins belle. Ikerasak était d'Aix en provence comme Cellophan' mais je sais pas s'ils se connaissaient.
Ça avait l'air de bien brassé dans les années 2000 à Aix niveau hardcore. Je me rappelle être allé dans un magasin de disque tenu par un skin où j'avais du acheté un vinyle de Neglect. C'est dire l'ambiance qu'il régnait sur la ville..

IKERASAK - Demo cdr 00 (3 mp3 en 320kbps + pochette recto/verso = 35MB)